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mardi 12 juillet 2016

Virée Educative avec Amine (17): Le ballage du foin en bottes

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Le
foin est un fourrage constitué d'herbe séchée et destiné à
l'alimentation des animaux domestiques herbivores durant la mauvaise
saison.
La récolte se fait au début de l’été et le conditionnement (
le ballage ou emballage) se fait généralement en Botte, ou balle de
foin parallélépipédique à l’aide de tracteurs
Apres le passage de la
moissonneuse-batteuse qui laisse les tiges par terre sécher pendant kkes
jours, on entame l’étape du conditionnement du foin (Bottelage) en
bottes de foin rectangulaires En comprimant la matière et en liant la
botte avec du fil de fer.


القش هو تغذية تتكون من العشب المجفف يستعمل لتغذية الحيوانات الأليفة العشبية خلال أشهر الشتاء
ويتم حصاده في الصيف المبكر بشكل عام (لتجزئته و تغليفه)، تكونه الة القش بمساعدة الجرار في شكل مستطيل.
وبعد ذلك يترك القش ليجف على الأرض لعدة أيام ,تبدأ عملية تجميع القش في أكوام مستطيلة الشكل بواسطة ضغط المواد وربطه بأسلاك حديدية

mercredi 15 juin 2016

Virée Educative avec Amine"16":Tahiyate al masjid à la Mosquée Sidi Boum...

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Tahiyate al masjid à la Mosquée Sidi Boumediene (Tlemcen)
Quant on rentre dans une Mosquée, on fait une prière de 2 rak3ates qui s’appelle Tahiyate al masjid ( Prière à la Mosquée). On doit la faire avant ou après la prière que va nous faire l'Imam. On doit juste éviter de la faire au même temps que le Adan ( l'appel à la prière). Pour cela je dois attendre que le mouhaden termine pour faire mes deux rak3ates.


تحية المسجد في مسجد سيدي بومدين تلمسان
عندما ندخل الى المسجد يجب علينا القيام بركعتين اسمهما تحية المسجد. يجب القيام بهذه الاخيرة  قبل او بعد الصلاة و لا يجب القيام بها اثناء الاذان

mercredi 8 juin 2016

Virée éduc avec Amine (15): La Mosquée du Palais Royal du Mechouar (1ère...

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La Mosquée du Palais Royal du Mechouar (1ère Partie)
Le Palais royal du Méchouar est tellement chargé en histoire qu'on oublierait presque sa mosquée dont les premières fondations auraient été posées à la fin du 13eme siècle par le sultan Zianide Abou Hammou Moussa Ier.
Ce temple qui ne possédait pas de cour, souvent attaqué, dut subir, au cours des siècles, de nombreux dommages et modifications provoquées par les guerres incessantes. Sa mutation en annexe de l'hôpital militaire, puis en chapelle catholique, ont fini de dénaturer l’âme de ce bâtiment à la belle architecture, comme l’écrivit Léon l'Africain.
Seul le minaret long de 25,22 mètres a su résister, et demeure authentique malgré la restauration du 14ème siècle, et quelques embellissements.



مسجد القصر الملكي المشور( الجزء الاول)
القصر الملكي المشور مُحٓمّلٌ بالتاريخ حتى أنه يكاد يُنسيكٓ الجامع
التابع له الذي وضعت أول أحجاره نهاية القرن الثالث عشر من طرف السلطان
الزياني أبو حمو موسى الأول.
هذا المبنى الدي لم يكن له فناء، تعرض لعدة هجمات طوال قرون، و جدرانه هدمت مرات كثيرة و تغيرت جراء الحروب المتواصلة.
تم تحويله الى ملحقة للمستشفى العسكري، و بعدها الى كنيسة كاثوليكية مما
أثر كثيرا في روح و طبيعة البناء الذي كان ذو هندسة رائعة كما ذكر ليون
الأفريقي.
لم يتبق منه الا المنارة ذات 25,22 متر التي استطاعت الصمود و
بقيت محافظة على نمطها العريق رغم ترميمات القرن الرابع عشر، و رغم بعض
التنميق

mardi 29 mars 2016

Minute Éducative avec Amine: Sidi Boumediène revisité par Amine


Choaib Ibn Hocine El Andaloussi surnommé Aboumediene El Ghouts et dans le langage populaire Sidi Boumediene (Séville 520 (H), 1126 (G).
Initié aux secrets du soufisme il pris le chemin de l'Orient depuis Fes, mais fit halte à Tlemcen au dessus d'El Eubbad, auprès du tombeau de Ouali Sidi Abdellah Ben Ali.
Il dit adieu à Tlemcen sans se douter qu'il la reverra pour y mourir.
Soufì parfait, il voyageait pour enseigner. A Bougie, il fut prié de rejoindre le Sultan Almohade "Abou Youcef ", à Marrakech. Mais Arrivé à Ain Tekbale(Tlemcen), Sidi Boumediene senti la proximité du Ribbat d'El Eubbad et dit : "combien ce lieu est propice pour y dormir en paix de l'éternel sommeil".
Il est mort en 594 (H), 1197 (G,), à l'agede 75 ans. Il fut porté à El Eubbad pour y être enterré et devint le
saint protecteur de Tlemcen et son tombeau est vénéré jusqu’à présent par les musulmans de toute l'Afrique du Nord.
La Mosquée Sidi Boumediene est située dans le quartier d'El Eubbad, la mosquée fût construite au début 14ème siècle (7ème siècle de l'Hégire) par le sultan mérinide Abou Hassan Ali dit "le sultan noir" conquérant de Tlemcen.
Le tombeau du Saint Sidi Boumediene est situé à proximité, le tout formant un complexe constitué notamment d'une médersa construite en 1347, d'un petit palais (Dar Es Sultan), une zaouia, un hammam et des latrines datant de la même époque.
le porche monumental d'entrée situé en face de la porte du mausolée, il est constitué par une somptueuse arcade en fer à cheval d'une hauteur de 7 m auquel on accède par un escalier de Il marches. La façade de ce porche comporte une mosaïque de faïence à quatre tons, blanc, brun, vert et jaune. Une bande
située au-dessus de l'encadrement rectangulaire contient une inscription commémorative, en caractères andalous dédiée au sultan Abou El Hassan. Elle est surmontée d'un auvent de tuiles soutenu par des
consolettes. Au niveau des murs latéraux, s'organise un magnifique décor de plâtre commençant à 1,70 m du sol, et se continuant au plafond, une coupole à stalactites,

Du haut du minaret aux trois boules on a une vue impressionnante sur l'immense plaine, les monts
Trara et  au Sud sur la forêt des pins 

.

lundi 16 mars 2015

Monument de "Bab el Karmadine" (Porte des tuiliers) à Tlemcen (Nora Hamamouche)


Monument de Vestige d’un système défensif édifié par les ALMORAVIDES au Vème siècle de l’Hégire, XIème siècle de l’ère chrétienne et renforcé aux époques suivantes notamment par les ALMOHADES.
Située au nord ouest de l’ancienne ville de Tlemcen. Bab El Kermadine ou porte des tuiliers, est justement célèbre car c’est à ce niveau que YAGHMORASSEN, en passant ses troupes en revue, faillit être massacré par le chef de sa garde chrétienne.
Le nom de Bab El Kermadine, porte des tuiliers, provient du fait que l’on rencontre dans le pisé qui a servi à la construire, de nombreux fragments de poterie, traduisant vraisemblablement le fait qu’il existait là une industrie céramique assez développée.
Encore à ce jour, des vestiges importants en subsistent. Il sont constitués par un mur médian de 12,50 m percé d’une petite tourelle et flanqué de différentes tours tant à l’Est, qu’à l’ouest.
Latéralement et en arrière, on trouve des murailles : l’ensemble constituant pour l’époque, un ensemble de fortifications très développé .

vendredi 13 février 2015

JOSEPH AUGUSTIN PEDRA: Premier Photographe de TLEMCEN (par Kossay Zaoui)

 Etre photographe c'est amer la solitude qui vous amène à exploiter toutes les audaces qui ont fait la renommée de certains photographes.
la photographie est une véritable archive qui permet de transmettre un fragment de temps qu'on est tenu de placer dans son contexte historique. Tlemcen ville d'art et d'histoire fut le modèle de choix à photographier.
Chaque ville d'Algérie avait son photographe mais c'est Tlemcen qui accueillit certainement le plus grand nombre dont Joseph Augustin PEDRA qui fixe sur le négatif, dès la 2ème moitié du 19ème siècle, nombre de rues, d'habitants, de monuments historiques, de marchés pittoresques de Tlemcen.

PEDRA avait son studio sur la ruelle de Sidi El Yedoune à Tlemcen. Il né à Tlemcen en 1860, et avait un fils "Grégoire" , devenu photographe aussi après avoir été peintre en bâtiment. On connaît les deux mariages du père et du fils, à Batna en 1857 pour le père (alors déclaré peintre), à Tlemcen, en 1879 pour le fils. A cette date, le père est photographe. Les clichés publiés dans plusieurs célèbres revues sont sans doute du père, et sont les seuls qui subsistent de leur production. On raconte que la famille est originaire d’Espagne.

Alexander A. Knox voyageur londonien en visite à Tlemcen nous a laissé sa rencontre avec la femme de PEDRA: "...Nous avions demandé à l'hôtel pour aller à une rue près de la grande place, c'était, si je me souviens bien, appelée "la ruelle Sidi Yeddoune», pour obtenir des photographies de Tlemcen. Nous avons frappé à une porte où il y avait quelques photos dans une armoire de verre contre le mur. une vieille femme nous a ouvert la porte: "Ah, mon cher monsieur, ce pauvre Pedra est mort; je suis sa veuve". Ça nous attristé de l'entendre, et nous étions sur le point de partir lorsque la vieille dame nous a supplié d'entrer en disant que la présence des voyageurs est une bénédiction pour elle et que c'était un acte de charité qu'une personne achète ses photographies. Nous avions sélectionné certaines photos, et nous avions demandé s'il y avait d'autres, elle nous a dit qu'elle va préparer d'autres à partir des négatifs: "Je peux facilement le faire, je suis bricoleuse comme mon fils "Ah! Mon, mon fils le pauvre! »dit-elle, et elle fondit en larmes. Nous avions essayé avec quelques mots de l'apaiser et de la consoler puis nous lui avions demandé si elle pouvait nous raconter son histoire peut être que ceci soulagerai sa douleur: "Ah!, l'autre jour mon pauvre fils s'est fusillé, il est tombé raide mort-là sur cette dalle encore entachée de son sang....Le garçon avait du sang espagnol dans ses veines du côté de son père alors que la mère était une française.''
Les photographies de Joseph Augustin PEDRA ont déjà fait connaître une partie de Tlemcen et ses monuments. Un photographe d'un grand talent passionné et généreux qui a su mettre en valeur sa ville natale comme le témoignent ses photos saisissantes d'une rare intensité. Il est donc désirable et fortement recommandé que ses œuvres soient reconnues et publiés ou simplement exposées.
PS: Toutes les photos attachées à ce commentaire sont celles de PEDRA, TLEMCEN.


Porte et Heurtoire de la mosquée de Sidi Abou Mediene Tlemcen. 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

 Vue générale de la ville de Tlemcen, 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

Mosquée de Bâb Ziri Tlemcen, (Bab Zir en 1830
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

 Mosquée de Sidi Abou Mediene Tlemcen, 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

 
Cascades d'AL Ouerit, Tlemcen 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

Photos récente (meme prise des cascades d'Al Ourit
prise en période de neige (Février 2015)  

Mosquée de Sidi Lahcen Tlemcen, 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)
   

mardi 6 août 2013

Mosquée "Abou El-Hassan Et-Tenessi"

Connue par les tlemceniens surtout par "Le Musée", ou plus récemment, depuis qu'il existe plusieurs musée à Tlemcen, par "la Mosquée Sidi Bel-Lahcen", la mosquée "Abou El-Hassan Et-Tenessi", le plus populaire monument de Tlemcen qui se trouve à 100m à l'Ouest de la Grande mosquée et qui a aujourd'hui le titre de Musée:
La Medersa (École), à Tlemcen -Dessin de P.Sellier
d'après une photographie de M.Podra
Pour la date de réalisation de la mosquée, on se réfère à 2 datations visibles sur 2 inscriptions:
- a): Gravée en caractères islamiques andalous sur une plaque commémorative de couleur verte visible sur la paroi Ouest et traduite par Brosselard, et dont l'essentiel rapporte en plus du Satut de "Hbousse" de l'édifice, la mention: Construite en 696H/1296, pour l"émir "Abou Amer Ibrahim", fils ainé du Sultan "Abou-Yahiya Yaghmouracen Ben Zeiyane" (fondateur de la dynastie Abdalwadide, après son décès).
Kiosque "Zellam" construit à la place d'un platane et qui
 cache la façade principale (Est) de la "Mosquée Sidi Bel-Lahcen"

Amine et Hadjer Benachenhou qui posent devant le Musée 
("Mosquée Sidi Bel-Lahcen") par une froide journée d'hivers 2014
L’inscription mentionne aussi que comme Hbousse, il y avait non seulement l'édifice même, mais aussi 14 magasins situé sur la Qibla ( le sens de la Mecque), 6 autres magasins en face, une Mesria et 2 maisons destinées, l'une pour l'Imam et l'autre pour le Mouaddine.
 Vue aérienne de la "Mosquée Sidi Bel-Lahcen"
pendant la restauration de 2011
-b): Une inscription en Coufique sur 2 supports en platre sculptés sur les 2 cotés du Mihrab reproduisant les mêmes renseignements.
 "Mosquée Sidi Bel-Lahcen" au delà du Monument dédié au 
"Général Cavaignac" sur la Place d'Alger
Carte Postale numérotée "16" et intitulée " Tlemcen - Place d'Alger et le Musée"
Cette mosquée construite donc au début du règne du Sultan Abou Said Ottman (1283-1303)  de la dynastie Abdalwadide avait reçu le nom d'un homme de science et vertueux de l'époque: "Abdou Al-Hassan Ben Yakhlaf Tenessi", venu de la ville de Ténès pour enseigner dans cette mosquée et qui vécu à Tlemcen pendant le règne du Sultan Abou Said Ottman. Au meme moment, c'est le frère d'Abou Al-Hassan, Ibrahim Abou Ishak Tenessi qui enseignait à 100m de là, dans la grande mosquée et qui avait attiré comme public, Yaghmouracen en personne.
 Le nombres de mosquées existant à Tlemcen en 1846 s'élevait à 
plus de 61 et une campagne de destruction coloniale n'avait laissé 
la vie sauve qu'à seulement une dizaines.
(Photographie de M.Podra qui avait inspiré un dessin
 fait par P.Sellier "1ère photo")
Les gardiens de La mosquée-musée de Sidi Bel Lahcen ou musée de Abou El Hassan El-Tenessi de Tlemcen affirement détenir en son sein, les plus anciens  manuscrits datant de l’époque allant de 1151H/ 1738 ainsi que l’ancien Coran du scripteur Salah fils d’Ali ben Mohamed ben Khanouf qui date de 1333H et l’ancien Coran du scripteur El Maki Ibn Ali El-Kostantini qui date, lui aussi, de 1333H, des versions uniques au monde, parmi le million de manuscrits des bibliothèques du monde. 
la mosquée avec ses remparts a gauche et a droite avant
 leur destruction par le colonialisme français. 
La porte d’Oran était juste a coté avant que les français ne la déplace  
Dédié initialement à l'apprentissage du Coran sur des tablettes, cette mosquée fut par la suite, et après que la population française soit contre sa destruction, une étable, puis un musée.
Des fouilles entrepris lors de sa restauration en 2011
semblent avoir été très prolifiques 









 

mercredi 26 juin 2013

La flore de la grande Mosquée de Tlemcen

La flore tient une place considérable à la grande Mosquée de Tlemcen. Elle est d'une verve fougueuse et drue. Elle v'a cependant point les foisonnements de Cordoue dont elle s'inspire visiblement. Son alphabet se réduit, en somme, à une lettre: l'acanthe simplifiée, souvent présentée de profil et tendant déjà à s'ossifier dans la sèche abstraction d'un triangle.
La nervure est encore gonflée de vie;elle va se faire plus molle; la palme devient lisse et s'affranchit du détail patient qui pourtant l'individualise, pour devenir une vague généralité. Ainsi elle traduira plus tard le mouvement unitaire de l'esprit almohade. Quant à la tige, elle n'a plus cette rainure médiane, héritée des techniques byzantino­chrétiennes, que l'on pouvait encore voir au minbar d'Alger.
L'élément géométrique est hésitant. A Tlemcen, comme partout ailleurs, en débutant dans la carrière décorative, il s'exerce d'abord timidement aux grilles, aux panneaux ajourés, aux claustra. Puis, il s'enhardit: des étoiles à huit pointes rayonnent déjà sur l'encadrement du Mihrab : ailleurs, polygones curvilignes à six pointes.
Enfin, le minaret quadrangulaire de 35 mètres, qui domine Tlemcen : vieux pasteur, troupeau moutonnant et serré de maisons...
La grande Mosquée de Tlemcen est peut-être un recul sur l'art espagnol contemporain. Elle constitue, pour l'Algérie, un immense progrès. Par les innovations et l'audace de son décor, le lyrisme de ses arabesques, par ses coupoles, ses stalactites, ses essais de géométrie élégante, elle garde dans l'anthologie des œuvres almoravides une valeur de premier plan.
En somme, l'art almoravide algérien élargit l'utilisation des systèmes d'arcs. Il prépare un chapiteau dont les hérédités corinthiennes s'allègent. Ses ébauches de stalactites et de géométrie ornementale, la générosité de son décor floral, lui donnent une haute valeur d'initiative. Il se, relie étroitement à l'Espagne voisine. L'objection d'influences orientales directes, tirée d'éléments d'apparence asiatique. est loin d'être décisive. Au surplus, on n'irrite que ce que l'on crée. Seule est admirée l'œuvre qui, du dehors, vient se superposer au dessin intérieur de la mémoire. Reproduire une sculpture, un tableau, c'est les tirer de l'inconscient. " On n'assimile bien que ce que l'on a soi-même presque inventé ".
Source : CAHIERS DU CENTENAIRE DE L'ALGÉRIE

dimanche 23 juin 2013

L'imam de la Grande Mosquée de Tlemcen écarté

Pour avoir dénoncé la corruption et les fléaux sociaux, L'imam de l'antique Grande Mosquée de Tlemcen, cheikh Boufelja, ne prêchera plus. Il vient d'être écarté par l'administration qui ne lui a pas pardonné le sulfureux prêche de vendredi, radiotélévisé et en présence des autorités locales de la wilaya. Prêche dans lequel il s'est attaqué à la corruption qui mine la société algérienne et les fléaux sociaux qui la gangrènent. On vient de lui notifier sa suspension, alors qu'il est considéré comme le doyen des imams de la wilaya, le plus ancien et l'un des rares imams à être resté sur son minbar durant la décennie noire.
Il jouit dans la capitale des Zianides d'une très grande considération et de respect. Son père, cheikh Sidi Boufelja Ben-Abderrahmane, cheikh de la zaouïa de Kerzaz, qui occupait le poste d'imam à la Grande Mosquée de Tlemcen, n'est autre que le maître de cheikh Sidi Mohamed Ben Lekbir, le grand cheikh de la très célèbre zaouïa d'Adrar. Après la mort de son père, Si Boufelja dirigea la zaouïa, gravita tous les échelons et devint l'imam, à son tour, de la Grande Mosquée de Tlemcen qu'il dirige depuis plus de quarante années.
La décision de sa mise à l'écart a provoqué un véritable tollé parmi les fidèles, lesquels, dans une pétition adressée au ministre des Affaires religieuses et des Wafks, «exigent son retour», jugeant cette décision «injuste et injustifiée à l'égard de celui qui fut et reste l'un des grands maîtres spirituels sur la place de la cité des Zianides».
Issu d'une grande famille de Soufis, Si Boufelja a toujours été, dans ses prêches, très virulent à l'égard de tous ceux qui dilapident les biens publics ou, pour reprendre ses propos, «ceux qui ont tourné le dos au peuple et s'enrichissent par la corruption, le clientélisme et les passe-droits, et tous ceux qui se servent avant de servir leur peuple le laissant en proie à d'énormes difficultés socioéconomiques, malgré les énormes richesses que renferme le pays...».
Il vient d'être muselé par l'administration locale. Les fidèles se mobilisent pour exiger son retour à la tête du minbar de la grande mosquée de Tlemcen.

samedi 1 juin 2013

Mosquée Sid El Haloui à Tlemcen


La Mosquée a été achevée en 1354 par le sultan Merinid, "ABOU FARES ANNANE ":
 Ancienne carte postale montrant une vue plongeante sur 
la Mosquée de Sid El-Haloui
- / : Biographie de Sidi El-Haloui:
Ce "Cadi" et magistrat de séville en Andalousie dont le vrai nom est " Abou Abd Allah Echoudsy, est arrivé à Tlemcen en 1266, après avoir distribué ses biens aux necessiteux et abandonné fonctons et proches suite à l'acquisition pour devenir à Tlemcen marchand de friandises, écrit Timouche Idir dans Les Débats.
Couvert de haillons,, il avait pris l’habitude d’offrir des bonbons aux enfants et aux voyageurs de passage. De toutes parts, on accourait pour le voir, l’écouter et toucher son "Burnous" car il était en même temps, un fin connaisseur dans les différents domaines de la science et a gagné une grande renommée qui a atteint même les oreilles du sultan, " Abou Mohammed, (ou Abou Ziane Mohamed )" qui lui a confia l’éducation des ces enfants et futurs émirs et eut donc le rang de précepteur.. Il prononçait souvent des phrases telles-que : "Allah yâtik echchifaa (Que Dieu te guérisse !)". 
Il fut, peu après, accusé de sorcellerie et de conspiration contre le monarque. Il fut décapité et sa tête jetée en pâture aux chiens, au bas des remparts de la ville, en l’an 1337. 
Une nuit, le gardien d’une des portes de Tlemcen (Bab Zir) entendit la voix de Sidi El Haloui gémir : " Ferme la porte, ô gardien, il n’y a plus que moi dehors !". 
Après sa mort, le sultan le réhabilita et pendant l’occupation mérinide de la ville, un deuxième sultan, Abou Inane Fares, vainqueur du premier, lui fit ériger, en 1353, sur son mausolée l’une des plus ravissantes mosquées de la ville, encore visible à ce jour.
 Carte postale ancienne intitulée 
"Tlemcen - Minaret de Sidi Haloui" 
de la collection "ND"
 Depuis, bon nombre de compositeurs de la chanson andalouse à Tlemcen, s'inspirent de la vie de Sidi El-Haloui dans leur compositions dont celle écrite par cheikh Ibn M’saib (ghitou el malhouf, secourez l’affamé).
                                        Carte postale ancienne intitulée "Tlemcen - Minaret de Sidi-Haloui"
                                                          de la collection "ND.Photos" Numérotée: 145
                                              affranchie avec un timbre à usage courant dit "Semeuse" émis en 1907 
Cachet de la poste fait à  Tlemcen département d'Oran, le 14/07/ 19--

 La pièce présente les caractéristiques architecture d'une mosquée mérinide. C'est une harmonie qui prend une forme rectangulaire plus longue que large. La grande porte de l’entrée principale, présente une frise de céramique composée d’un astérisque à huit têtes. Sur la barre supérieure des décorations géométriques récentes ci-dessus l’une des mentions: date de construction et le nom du fondateur du paramètre.Modeste dimension (17,40 x 27,50 m)La salle de prière : une cour et un minaret à une hauteur de 25m, il comporte 88 marches
 
Voici ce qu'en dit Georges Marçais en 1927.
"La mosquée de Sidi l-halwi.
Construite en 1353( 754 H) par le fils d'Abou el Hassan, le Sultan, Abu 'Inan, elle est dédiée au culte d'un ascète andalou mort à Tlemcenen 1305. Elle formait , avec le tombeau du saint homme, une zaouia et une médersa, un ensemble architectural tout proche de l'angle nord-est de la ville. Seuls subsistent le tombeau très modeste , la mosquée et les latrines publiques."    

mardi 30 avril 2013

La 1ère Mosquée d'Algérie, La Grande Mosquée d'Agadir (Tlemcen)

 Discrètement, de fidèles et cultivés adeptes se rendent au chevet de ce que fut la première mosquée en Algérie, et même au Maghreb, tous les 9 décembre et tous les 19 juin, pour commémorer à leur manière la fondation de la mosquée d’Agadir - Tlemcen par Idriss 1er, du 9 décembre 789 au 19 juin 790.
Cette Grande Mosquée d'Agadir, fondée donc en 790 H / 1387 J.-C. par Idris Ier, n'a su traverser les siècles que par son imposant minaret et quelques traces de murs, mis au jour lors de fouilles archéologiques effectuées par S.Dahmani et A.Khelifa entre 1973 et 1974et qu'on peut voir en longeant la route construite curieusement dans le but de séparer le Minaret et la plate-forme de ce que fut la Grande Mosquée du Maghreb Central.
Voici ce que révèle un furtif regard:
En ce qui concerne le Minaret, sa construction est attribuée à Yaghmoracen.
La fréquentation de la Mosquée d'Agadir diminua au fur et à mesure que la ville se déplaçait vers l'ouest ou la ville de Tagrart (noyau de l'actuel Tlemcen) de développa, fondée par les Almoravides. Agadir devint ainsi une banlieue de Tlemcen, après en avoir été le centre
Isolé au milieu des jardins et habitations, Le Minaret tente de percer les cieux dans l'espoir de revivre une seconde jeunesse, perdue hélas:




















La Carte Postale ci-dessus à gauche numérotée "70" et intitulée "Minaret d'Agadir", avait été éditée par "Louis Levy" (L.L). Ce dernier est le détenteur des "cartes postales ND Phot."

De forme quadrangulaire, haut de 26,60 m, il est composé d'un soubassement constitué de pierres – un remploi romain – jusqu'à une hauteur de 6 mètres. Au-dessus se dresse une tour en briques dont les quatre façades se voient rythmées de faibles défoncements garnis d'arcatures et de réseaux. On y distingue les petites ouvertures destinées à éclairer l'escalier permettant d'accéder au sommet. 
Sur la plate-forme d'où le Mouezine lançait l'appel à la prière, les quatre faces du lanternon qui couronne l'ensemble présentent un décor de réseau losangé. Des arcs à festons et un encadrement de céramique verte terminent le tout. La mosquée d’Agadir avait formé grâce à  d’illustres enseignants des élèves sur plusieurs générations qui avaient à jouer un rôle décisif dans l’évolution du Maghreb. On les imagine s'incliner pour entrer modestement dans les entrailles de la Majestueuse Mosquée dans des salles d'études à travers de petites portes similaire à celle qui sert d'accès au minaret et aux escaliers permettant d'accéder aux plus haut sommet de Tlemcen:

Le plus illustre d’entre eux est venu de M’sila, après avoir résidé à Tripoli, il s’agit d’Abou Djafer Ben Nasr Ed-Daoudi. La mosquée d’Agadir eut pour élève le prestigieux Abdelmoumen Ibnou Ali et ses compagnons de classe regrettèrent par la suite de l’avoir désigné pour aller vers Béjaïa prendre contact avec un savant qui faisait tant parler de lui à cette époque.
C’est que ce savant attendait cet élève impétueux pour mettre en oeuvre le projet le plus cher dans la conscience maghrébine, réaliser un État unifié.