Souvent les enfants de Tlemcen se sont faits attribué par leurs parents et grands-parents ,du surnom de "Bouziane le Kal3i", lors de turbulences ou de petites rébellions. Ces derniers ignoraient peut-être que ce nom était celui d'un personnage ayant refusé l'ordre établi imposé par l'administration coloniale.
Bouziane el Kal3i est né en 1838 à Kalaâ (Relizane),il s'est vu grandir en voyant l'injustice imposée par le colonialisme et le mépris imposé à ses concitoyens.
La flamme de la révolte se réveilla en lui le jour où vint le caïd pour lui réclamer les impôts. Il lui infligera un mauvais traitement. Il le mettra à terre et le déshabilla devant la population de El kalaâ. Il prendra par la suite le maquis et constituera un groupe de résistance avec son adjoint Djillali Chougrani et s’attelleront à attaquer les ferme de colons acquises dans le cadre de la loi de 1863 qualifiée par Bouziane de loi de la honte, qui a dépossédée les paysans algériens de leur terre.
Le ministre de la guerre fut informé de cette révolte et de la sympathie qu'avait Bouziane auprès de la population. La révolte de Bouziane el Kal3i dura 13 années. Il fut capturé suite à la dénonciation d'un personnage nommé Benyoucef après que le héros soit pris d'une faiblesse due à la maladie. Bouziane sera condamné et guillotiné à Mohammadia (Mascara) à l'âge de 39 ans, le 20-07-1876 à 5heures du matin. Cette figure de la résistance nationale mérite d'être réhabilité.
Le cas de Bouziane el Kal3i n'était pas un cas isolé. Nous citerons un cas contemporain celui du défunt Krim Belkacem ayant pris le maquis bien avant l'heure décisive.
On peut donc affirmer que la guerre d'indépendance a réellement débuté le 5 juillet 1830 et a pris fin le 5 juillet 1962, novembre 1954 fut le dernier épisode de cette guerre et décisif. Ce fut le dernier quart d'heure de l'Algérie coloniale.
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vendredi 27 mars 2015
lundi 27 mai 2013
Tlemcen le 04 Avril 1957
Flambée de terrorisme.
Fermes attaquées et incendiées.
M. Raymond GIMENEZ, chauffeur, enlevé.
Maryse Hilsz (1903-1946), née Marie-Antoinette Hilsz, née le 7 mars 1901 à Levallois-Perret1 et décédée le 30 janvier 1946 à Moulin-des-Ponts (Ain), est une militaire et une pionnière de l'aviation française.. En 1930 elle réalise avec succès une liaison Paris-Saïgon, puis fut classée 8ème au tour de France aérien la même année ou elle était la seule femme participante, elle prépare un nouveau raid vers Madagascar en 1932 et reçoit la Légion d'honneur. En 1936, elle détient le record mondial féminin, encore inégalé de nos jours, en atteignant 14310 mètres, à l'air libre, par une température de - 51 degrés. Pendant la guerre, elle met ses talents au service de la France, d'abord auprès de l'armée de l'Air, puis en entrant dans la Résistance à Aix. En janvier 1946, portant les galons de lieutenant, elle s'embarque avec d'autres militaires dans un avion qui se désintègre en vol. Grande figure de l'aviation, sa tombe porte l'épitaphe émouvante « les ailes brisées ».
Fermes attaquées et incendiées.
M. Raymond GIMENEZ, chauffeur, enlevé.
Maryse Hilsz (1903-1946), née Marie-Antoinette Hilsz, née le 7 mars 1901 à Levallois-Perret1 et décédée le 30 janvier 1946 à Moulin-des-Ponts (Ain), est une militaire et une pionnière de l'aviation française.. En 1930 elle réalise avec succès une liaison Paris-Saïgon, puis fut classée 8ème au tour de France aérien la même année ou elle était la seule femme participante, elle prépare un nouveau raid vers Madagascar en 1932 et reçoit la Légion d'honneur. En 1936, elle détient le record mondial féminin, encore inégalé de nos jours, en atteignant 14310 mètres, à l'air libre, par une température de - 51 degrés. Pendant la guerre, elle met ses talents au service de la France, d'abord auprès de l'armée de l'Air, puis en entrant dans la Résistance à Aix. En janvier 1946, portant les galons de lieutenant, elle s'embarque avec d'autres militaires dans un avion qui se désintègre en vol. Grande figure de l'aviation, sa tombe porte l'épitaphe émouvante « les ailes brisées ».
Massacres du 04 juin 1957 à Tlemcen
Cette triste journée va être commémoré le mardi prochain 04 juin 2013,les faits:Une grenade sera jetée sur une Jeep au Tombeau du Rab à 10h30, faisant 3 morts. La deuxième sera lancée sur la Garde mobile à Riath El-Hammar, une 3e à Bab El-Djiad, la 4e ne sera pas lancée. Alors que la 5e, du groupe de Tabet Sid Ahmed, Kada Kloucha, Mohammed dit Ould El-Kobsi et Mohammed Grari, sera projetée contre un groupe de tirailleurs sénégalais à la rue Pomaria, faisant 3 morts dans les rangs ennemis.C'est alors que commenceront les représailles. Les tirailleurs sénégalais tireront à bout portant sur des civils. Les attentats furent réprimés férocement. El-Medress fut encerclé, et les civils qui se trouveront pas de refuge furent abattus. On tirait des guérites de Dar El-Hadith et de la maison Lachachi. Plusieurs ne devront la vie sauve que dans des boutiques qui baissèrent très vite rideau», . D'autres témoignages laisseront entendre que ce sont les CRS qui ont ouvert le feu sur la population en intimant l'ordre aux mercenaires sénégalais d'en faire autant. «Jamais Tlemcen n'avait vu pareille horreur : des mercenaires sénégalais et des légionnaires profanèrent la Grande Mosquée parce qu'ils crurent que deux balles avaient été tirées du minaret. Ils massacrèrent l'imam Djelloul Benosman. D'autres notables de la ville, tels Omar Benyellès et Menaour, furent tués à l'intérieur d'un café. Mais toutes les opérations accomplies par les fidaïs avaient atteint leur but : elles affolèrent l'ennemi et mirent à mal son dispositif considéré comme infaillible.On dénombrera 37 morts parmi la population de Tlemcen, dont Ahmed Bendimered et son fils âgé de 6 ans, El-Hadj El-Hassar, Abdelkader Snous, retraité de banque, Addou Mohammed, gardien de prison en retraite, Dembahri, un non-voyant, toutes froidement abattues dans la rue. 39 victimes dans ce carnage. Le bilan aurait été encore plus lourd, selon certains témoignages, sans l'attitude digne et humaine des appelés de l'armée française qui permirent à plus d'une centaine de personnes de s'enfuir les mains levées. Source le quotidien d'Oran.
UN bilan sanglant : Tlemcen se souvient des massacres du 4 juin 1957
Un certain 4 juin 1957 au quartier El
Medrès, actuellement place des Chouhada, théâtre de l’assassinat de
dizaines d’innocents citoyens par la soldatesque française.
Une plaque commémorative a été apposée sur l’une des façades de la
grande mosquée de la ville de Tlemcen pour marquer le massacre perpétré à
proximité de ce lieu de Cette mosquée, édifiée sous le règne des Zianides, reste aujourd’hui le témoin de cette tragédie. Le Minbar à partir duquel l’imam de la mosquée prononçait ses prêches garde encore les traces de balles, preuves de cette tuerie, véritable crime de guerre. L’armée française n’a pas hésité à violer la franchise de ce lieu de culte, tuant l’imam Cheikh Massoum qui dirigeait la prière d’El Maghrib, ainsi que de nombreux fidèles présents sur place. Selon le moudjahid Tabet Aouel Abdessalem, auteur du livre «La bataille de Tlemcen», l’armée française, en réagissant de la sorte, voulait se venger des opérations menées par les fidaï, le jour même, dans la ville de Tlemcen, ciblant particulièrement des soldats et des lieux fréquentés par les colons et les militaires. Le même auteur a signalé que les opérations de fidaï ont débuté, dans la matinée, vers 10 heures, pour prendre fin à la tombée de la nuit. Un véhicule militaire a été la cible d’une attaque à la grenade, suivi de plusieurs opérations sporadiques avant qu’un café, fréquenté par les Européens, donnant sur l’actuel rue Bab El Djiad, ne soit le théâtre d’une autre attaque à la grenade et à la bombe. Pour répondre à ces actions héroïques, les soldats français n’avaient d’autre alternative que de viser de paisibles passants sans défense. En effet, plusieurs véhicules ont sillonné les rues de la ville, tirant au hasard et à l’aveuglette contre tout ce qui bougeait. Les criminels ont poussé leur hargne jusqu’à s’attaquer à la grande mosquée de Tlemcen, tuant son imam et de nombreux fidèles. Le bilan de cette journée sanglante était lourd. Il a été dénombré des dizaines de morts et des centaines de blessés. De son côté, le moudjahid Bali Bellahcen, auteur d’un livre intitulé «Mémoires d’un fidaï» qui est l’un des artisans de ces faits héroïques, a précisé que son groupe avait reçu pour consigne de harceler les troupes françaises et de ne leur laisser aucun répit. «J’ai distribué des bombes et grenades à mes éléments tout en leur fixant les cibles à attaquer», a-t-il relaté, en citant les noms des membres ayant exécuté ces opérations, dont le moudjahid Sid Ahmed Hamhami, encore en vie. Parmi les cibles visées, figurait le camp de la Légion étrangère, implanté à Dar El Hadith, une institution édifiée par l’association des Oulémas en 1937, transformée en caserne militaire après le déclenchement de la guerre de libération nationale. De nombreux légionnaires ont trouvé la mort, lors de cette opération, déclenchant une violente riposte de l’armée française dont les éléments se sont attaqués aux civils sans défense, semant la mort sur leur passage. Selon un rapport de l’administration de l’hôpital de Tlemcen, il a été dénombré 39 morts parmi la population civile. Cependant, «ce bilan est loin de refléter la réalité. Plusieurs morts n’ont pas été pris en compte dans ce bilan et des dizaines de personnes ont succombé, plusieurs jours plus tard, des suites de la gravité de leurs blessures», a ajouté l'auteur. M. Bellahcen a rappelé, à ce propos, que la riposte sauvage de l’armée française «n’a été en réalité qu’une tentative de se venger par rapport à la cuisante défaite essuyée quelques jours auparavant lors de la bataille de Fellaoucene». Ces attaques fidaï se sont déroulées dans un contexte international particulier après le discours prononcé le 2 juillet 1957 par le sénateur John F. Kennedy, élu démocrate de l’Etat du Massachussetts, dans lequel il a pris position en faveur de l’indépendance de l'Algérie et du processus de décolonisation dans le continent africain. Ce discours avait eu un retentissement extraordinaire dans le monde. Il a été également interprété comme un soutien à la juste cause du peuple algérien pour son indépendance nationale. Ni les exactions, ni les crimes collectifs, ni les graves atteintes à la dignité humaine n’ont pu altérer la détermination des moudjahidine à arracher l’indépendance de leur pays au prix de mille et un sacrifices.
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