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mardi 19 janvier 2016

Imprimerie Desbonnet de la rue de France ( Tlemcen)

On recense  plus de 300 cartes postales anciennes de Tlemcen dont beaucoup ont été édité par les Imprimeries Desbonnet propriétés du Monsieur du même nom ( Desbonnet). Les sujet traités sur ses cartes postales étaient surtout centrés sur le patrimoine architectural historique et urbain. Hormis, les cartes postales, les journaux traitant de Tlemcen et de son arrondissement sortirent de ces imprimeries ( le Journal de l'Avenir).
Une belle carte postale d'époque nous offre une vue sur la façade de cette Imprimerie-Librairie-Papeterie de Mr Desbonnet avec ses vitrines (03) remplies de cartes postales exposées  et proposées à la vente.            
 Cette Boutique qui se trouve sur la rue de France, est la propriété aujourd’hui de la famille "Bezzar" habitant le châtelet des Fekkharines (Bab Wahrane). Il y exploitent un commerce de prêts-à-porter et cela depuis plus 40 ans.
La porte qui se trouve à gauche, et qui mène aux appartements de la famille Desbonnet ( Madame Desbonnet au balcon de ceux-là ), mène aujourd'hui au cabinet du notaire Bendihadji. Cette porte est située entre la pharmacie Merad et le magasin Bezzar.

lundi 4 janvier 2016

Tlemcen Jardin D'Eden; par "C.J.Robert"

Je ne perdrai jamais le souvenir d'El-Ourit, ni des haltes que j'y fis pour respirer le parfum des vergers et des fleurs.
Je m'arrêtais au sommet des Cascades et à travers l'eau transparente, j'apercevais les rochers qui tapissent le fond du torrent.
Tel le poète arabe, je me penche sur l'eau pure et j'y vois tout ce qu'il y vit, avec , en plus, tous les visages absents qui s'y penchérent avec moi.
Au-dessus de la conque, la muraille verticale, toute ruisselante de lumière, est de l'or qui brasille.
Corolles corallines, les lauriers réfléchis dans l'eau verte sont mauves. Et l'on dirait les yeux du Passé qui regarde . Des fleurs se détachent, flottent une seconde dans l'air bleu , puis tombent dans le bassin . Et ses eaux se constellent d'étoiles incarnadines.
Non , jamais je n'oublierai les Cascades d'El-Ourit .

Claude-Maurice Robert Tlemcen Jardin D'Eden

Militaire Français à El Ouerit, Tlemcen 1957
Le pont Eiffel de l'Ourit


Sehridje de l'Ourit ou les tlemceniens se baignaient

 Pont d'el Ourit

lundi 9 mars 2015

Tombeau de la Princesse ou la Sultane à Tlemcen

édifié vraisemblablement au 12eme siècle, par les Almoravides, et restauré depuis, c'était une kouba construite en briques sur plan octogonal, formé d'arcs, découpés chacun de 9 grands lobes avec une coupole à 8 pans, reposant directement sur les arcs.


On y a découvert l'épitaphe d'une petite princesse, arrière petite fille de Yaghmoracen, morte en 1412 et celle d'une femme de sang royal, ce qui a motivé probablement sa construction et son appellation.

vendredi 13 février 2015

JOSEPH AUGUSTIN PEDRA: Premier Photographe de TLEMCEN (par Kossay Zaoui)

 Etre photographe c'est amer la solitude qui vous amène à exploiter toutes les audaces qui ont fait la renommée de certains photographes.
la photographie est une véritable archive qui permet de transmettre un fragment de temps qu'on est tenu de placer dans son contexte historique. Tlemcen ville d'art et d'histoire fut le modèle de choix à photographier.
Chaque ville d'Algérie avait son photographe mais c'est Tlemcen qui accueillit certainement le plus grand nombre dont Joseph Augustin PEDRA qui fixe sur le négatif, dès la 2ème moitié du 19ème siècle, nombre de rues, d'habitants, de monuments historiques, de marchés pittoresques de Tlemcen.

PEDRA avait son studio sur la ruelle de Sidi El Yedoune à Tlemcen. Il né à Tlemcen en 1860, et avait un fils "Grégoire" , devenu photographe aussi après avoir été peintre en bâtiment. On connaît les deux mariages du père et du fils, à Batna en 1857 pour le père (alors déclaré peintre), à Tlemcen, en 1879 pour le fils. A cette date, le père est photographe. Les clichés publiés dans plusieurs célèbres revues sont sans doute du père, et sont les seuls qui subsistent de leur production. On raconte que la famille est originaire d’Espagne.

Alexander A. Knox voyageur londonien en visite à Tlemcen nous a laissé sa rencontre avec la femme de PEDRA: "...Nous avions demandé à l'hôtel pour aller à une rue près de la grande place, c'était, si je me souviens bien, appelée "la ruelle Sidi Yeddoune», pour obtenir des photographies de Tlemcen. Nous avons frappé à une porte où il y avait quelques photos dans une armoire de verre contre le mur. une vieille femme nous a ouvert la porte: "Ah, mon cher monsieur, ce pauvre Pedra est mort; je suis sa veuve". Ça nous attristé de l'entendre, et nous étions sur le point de partir lorsque la vieille dame nous a supplié d'entrer en disant que la présence des voyageurs est une bénédiction pour elle et que c'était un acte de charité qu'une personne achète ses photographies. Nous avions sélectionné certaines photos, et nous avions demandé s'il y avait d'autres, elle nous a dit qu'elle va préparer d'autres à partir des négatifs: "Je peux facilement le faire, je suis bricoleuse comme mon fils "Ah! Mon, mon fils le pauvre! »dit-elle, et elle fondit en larmes. Nous avions essayé avec quelques mots de l'apaiser et de la consoler puis nous lui avions demandé si elle pouvait nous raconter son histoire peut être que ceci soulagerai sa douleur: "Ah!, l'autre jour mon pauvre fils s'est fusillé, il est tombé raide mort-là sur cette dalle encore entachée de son sang....Le garçon avait du sang espagnol dans ses veines du côté de son père alors que la mère était une française.''
Les photographies de Joseph Augustin PEDRA ont déjà fait connaître une partie de Tlemcen et ses monuments. Un photographe d'un grand talent passionné et généreux qui a su mettre en valeur sa ville natale comme le témoignent ses photos saisissantes d'une rare intensité. Il est donc désirable et fortement recommandé que ses œuvres soient reconnues et publiés ou simplement exposées.
PS: Toutes les photos attachées à ce commentaire sont celles de PEDRA, TLEMCEN.


Porte et Heurtoire de la mosquée de Sidi Abou Mediene Tlemcen. 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

 Vue générale de la ville de Tlemcen, 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

Mosquée de Bâb Ziri Tlemcen, (Bab Zir en 1830
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

 Mosquée de Sidi Abou Mediene Tlemcen, 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

 
Cascades d'AL Ouerit, Tlemcen 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

Photos récente (meme prise des cascades d'Al Ourit
prise en période de neige (Février 2015)  

Mosquée de Sidi Lahcen Tlemcen, 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)
   

lundi 25 août 2014

Béni snous

La région de Béni snous se situe à 35 km à l’ouest de la ville de Tlemcen et s’étend d’Est en Ouest sur 40 km jusqu’à la frontière marocaine. C’est une région très montagneuse .Béni Snous est une région très ancienne, ses racines typiquement berbères sont encore vivaces aujourd’hui où la langue amazighe est encore parlée dans certains villages comme Sidi Yahya El Kef (dialecte zenatiya) et Béni Achire ainsi que Béni Bousaïd (dialecte chleuh). C’est au Kef et à Khémis que le sociologue Edmond Destaing a mené une série d’études anthropologique entre 1900 et 1907 dont il édita quelques essais sur les rites culturels locaux ainsi qu’un dictionnaire français-berbère sur la langue amazighe des Ath snous (Béni Snous). En 1984, la commune de Beni Snous est constituée à partir des localités suivantes :
- Khemis, Menzel, Béni Hammou (chef-lieu), Ouled Moussa, Ouled Arbi
- Béni Achir, Mzoughen Aimani,Sidi Larbi, Mazer, Ouled Bouchama,
- Béni Zidaz, Gasba
 

vendredi 31 mai 2013

Souvevirs de Pieds Noirs: Tlemcen, rue Lamoricière...

- / : Article paru en 2010 sur la rubrique "Édition Abonnés" dans le journal "Le Monde":
"Elle avait un sourire lumineux. Il fallait le faire, ajouter de la lumière dans la rue Lamoricière écrasée d'un soleil insolent. Des yeux noirs qui riaient sans qu'elle ait eu besoin de rire. Elle était jolie, très jolie, un beau visage de Juive séfarade, anguleux, explosant d'expressivité, de joie de vivre. De "fureur de vivre", disait-on alors, nous les gamins de la rue, parce qu'on était fascinés en ces temps par le beau James. Même qu'on était trop jeunes pour aller le voir le film, interdit aux moins de 16 ans. Au Lux.
Alors, on passait et repassait devant l'affiche. Et on faisait le reste du boulevard du Méchouar en marchant différemment, en regardant les filles autrement, en faisant tomber, sans le montrer, une ou deux mèches de plus sur le front. Façon rebelles sans cause. Je me demande encore pourquoi des imbéciles de traducteurs ont appelé ce film « La Fureur de vivre ». C'est tellement mieux « Rebelle sans cause » quand on a 13 ans et qu'on a tous les comptes du monde à régler avec...qui, justement ? Le proviseur, "Piko" le prof d'histoire-géo, "Fernand", le prof de gym raciste, le rabbin qui nous foutait les j'tons, nos mères cannibales, nos pères dans l’ "inadvertance" permanente. Le monde quoi.
Et puis il y avait Andrée dans notre rue. Elle s'appelait Andrée. Elle avait 21 ans et en plus de son beau visage elle avait un corps... l'objet secret de nos nuits d'ados, de nos troubles, de nos rêves. Sa mère lui avait offert une splendide voiture. Toute voiture à Tlemcen en ce temps était déjà une sorte de miracle. Mais là, c'était une "Dauphine" Renault, rouge corail, flambant neuf ! Tout le peuple gamin, Arabes, Juifs, Espagnols des rues Lamoricière, Germain Sabatier et Almanzor, jusqu'au bélik, était rassemblé autour de la merveille. Enfin des deux merveilles, parce que je crois qu'on venait plus pour la conductrice que pour la caisse. Faut dire qu'à l'époque, les portes des voitures s'ouvraient de l'avant vers l'arrière. C'était génial ! Quand une femme montait dans une voiture on avait droit aux jambes, aux bas, avec un peu de chance un peu plus... Alors les jambes, les bas, le un peu plus d'Andrée c'était quelque chose ! Le gros "Barchi" en était violet d'émotion.
Et elle riait, radieuse, heureuse du remue-ménage qu'elle provoquait, embrassant l'un, caressant les cheveux d'un autre, tous "ses petits frères" disait-elle.
Une nouvelle un jour a couru dans le lycée. De ces nouvelles qui vous plombent la vie pour au moins quelques minutes. Andrée avait un homme et elle allait se marier. Inconscience. Trahison. Et nous, tous les fiancés ? On ne comptait pas ? Se marier, avec la robe et tout et tout... ce qui va avec.
On est allé prendre le thé à la menthe au café à côté du Grand Bassin je me rappelle. Ça tirait la tronche. Avec un militaire elle allait se marier. Un officier ou quelque chose comme ça. Même pas Juif, ou Arabe, ou Espagnol, enfin de chez nous quoi ! Non, un Français de France, un "pathos" qu'on n'avait jamais vu, qui ne savait rien de la tafina, de la mahia, de la kemia ou de la calentita. Comment elle allait lui apprendre tout ça ? Elle n’y arriverait jamais la pauvre. Même le thé, bourré de sucre, semblait amer.
Et puis voilà. Andrée s'est mariée. On a su, on a vu, que l'homme qu'elle avait choisi était beau, intelligent, d'une gentillesse rare. Personne ne pouvait s'en étonner : comment aurait-il pu en être autrement avec cette femme remarquable ? Il est mort très jeune, à trente ans je crois. Andrée est restée la veuve de cet homme tout le reste de sa vie.
Je l'ai vue à Paris, il y a quelques années. Elle était toujours aussi belle à 66 ou 67 ans. Je lui ai dit. Je lui ai dit aussi qu'elle avait été la « femme » de tous les gamins du quartier bas de Tlemcen. Elle a ri. Comme avant, à gorge déployée. Elle continuait à adorer la vie.
On l'a enterrée ce matin, au cimetière de Pantin. On doit être tout un tas encore amoureux d'elle, des deux côtés de la Méditerranée."
- Par Léon-Marc Levy.

- / :  Habitants et témoignages sur  la rue Lamoricière:
  . JchLevy: Mes grands paternels habitaient rue Lamoricière (Chalom et Flekha).
  . Par GuyPaul: J'habitais la rue Lamoricière depuis ma naissance (1945) jusqu'à mon départ en 1962, je suis né au 11 qui abritait les familles benkimoun, benayoune, mergui, benhamou et nephtali. Je n'ai eu aucun mal à retrouver les tombes de ma parenté lors d'un séjour en 1974 parce que je connaissais le cimetière. La rue était majoritairement juive : Marciano, El koubi, Karsenty, benichou, torjman, sicsic, bendenoun, barchillon, elbar, chiche, médioni, j'en oublie....

vendredi 17 mai 2013

Tlmecen:"Perle du Moghreb", "La Grenade Africaine"...et que sais-je encore

les titres les plus flatteurs n'ont pas manqué à cette ville remarquable par son histoire.
Les poètes, depuis des siècles, l'on chantée :
"Le paradis de l'éternité, ô tlemcéniens, ne se trouve que dans votre patrie et s'il m'était donné de choisir, je n'en voudrais d'autre que Tlemcen" (Ibn Khefadja de Cordoue).
Riche d'un passé sous les Romains, les Arabes et les Turcs, elle fut capitale intellectuelle, religieuse, carrefour entre l'Orient et l'Europe.
Elle eut pour nom Pomaria (les vergers) Agadir (le rempart) Tagrart (le camp) avant d'être Tlemcen (les sources).
Mais parlons de son histoire à l'époque de l'arrivée des français en Algérie.
Turcs et Coulouglis se combattent quand Abd el Kader s'empare de la ville en 1833.
Une colonne expéditionnaire française entre à Tlemcen en 1836, mais un mois plus tard CAVAIGNAC et 500 hommes sont assiégés dans le Méchouar jusqu'au Traité de Tafna.
Il faudra attendre 1842 pour que BUGEAUD y installe pour plus d'un siècle la présence française
Les militaires administrent cette ville, devenue subdivision, avec, à sa tête, des généraux célèbres comme CAVAIGNAC, MACMAHON et CHANZY
Puis les civils prennent le relais. Le 17 Juin 1854 un décret impérial érige Tlemcen en commune de plein exercice. La ville européenne va s'organiser grâce au géomètre DEVRET, non pas à l'écart de la ville maure, mais en son cœur, favorisant ainsi les relations entre indigènes, israélites et chrétiens
Les religions du livre occupent en effet une grande place dans l'histoire de la ville.
Dès 1855 on construit la belle et grande Eglise Saint-Michel sur un terrain vague, à l'intérieur des remparts, et on verra s'élever plus tard, à proximité, le Palais de Justice, le Temple Protestant, la Poste, la Banque de l'Algérie, le Collège de Slane et la Maison du Colon qui voyait affluer, le lundi, les agriculteurs des villages environnants.
En 1857 on comptait trente trois minarets dont celui de la Mosquée d'El Eubad renfermant le tombeau de Sidi .
Les israélites fréquentaient plusieurs synagogues dont la Grande et récente ainsi que le Tombeau du RAB ALN?KAOUA, rabbin andalou venu à Tlemcen et vénéré comme un saint. Les grandes figures du catholicisme furent le chanoine Brevet, curé durant 53 ans, géologue à ses heures, pourvoyeur du musée et le chanoine FABREGUETTES, curé pendant un quart de siècle.
Au fil des ans, sous l'impulsion des Municipalités Valleur et Blanc, avec l'esprit d'entreprise de ses habitants, Tlemcen s'élargit au delà des remparts ;
Des faubourgs surgissent : El Kaala, Sidi-Chaker, la Pépinière, Bel Air, Pasteur
De belles allées : celles des Pins, des Marronniers, des Muriers y conduisent et au pied du Djebel Sakarathaine, nichées dans une luxuriante végétation, on découvre les Villa Rivaud et Villa Marguerite où touristes et convalescents viennent chercher le calme et la fraîcheur.
L'implantation militaire en avait fait une ville de garnison avec trois régiments avant la guerre de 39 : tirailleurs, artilleurs, spahis occupaient le Méchouar, la Caserne Bédaud et la Quartier d'Isly.
Tlemcen, l'intellectuelle, fera une grande place à la culture : n'a-t-elle pas déjà en 1850 une troupe théâtrale ! L'abbé BARGES, les frères MARCAIS, Alfred BEL, André LECOCQ en sont les historiens avec "Les Amis du Vieux Tlemcen" animés par Pierre CARDONNE, Directeur des associations agricoles et Président de l'Aéro Club et Emile JANIER, directeur de la Medersa.
Elle a ses hebdomadaires : "L'Avenir de Tlemcen", "Le Petit Tlemcénien", "L'Ouest Oranais".
Et la musique andalouse resurgit du passé avec les mélopées de l'orchestre du Cheik LARBI.
L'inauguration d'un grand stade, en 1937, témoignait de l'intérêt porté au sport avec des équipes comme celles de l'U.S.F.A.T., de LA FRATERNELLE ou de l'A.S.P.T.T. Tlemcen était aussi la commerçante. Autrefois Génois, Vénitiens et Catalans y venaient acheter peaux tannées, laines filées, bijoux. Ses magasins, ses boutiques, ses cafés s'étalaient autour de la Place d'Alger et de la Mairie, dans la Rue de France qui rejoignait l'esplanade du Mechouar. On s'y retrouvait le dimanche pour y "faire le boulevard", admirer l'artisanat de la Maison Ben Slimane et prendre l'apéritif ou déguster brochettes et rate farcie. Cette ville avait son charme : les touristes s'y plaisaient et venaient chercher, dans ce climat sec, la fraîcheur incomparable sous ses grands arbres ou au Jardin de la Pépinière. Juchés sur des calèches, ils visitaient les cascades d'El Ourit et la Tour de Mansourah. Leurs pas les conduisaient aux Koubbas funéraires dont celui de la Sultane ou bien au Bois sacré de Sidi Yacoub, avant d'emprunter le chemin touristique pour admirer du Plateau de Lalla Setti cette ville blottie dans la verdure de ses arbres, annonçant la plaine jusqu'à Raschgoun, avec ses oliviers bien alignés et son Col du Juif ouvrant la voie vers le Maroc. Tlemcen-Les Sources avait son Meffrouch qui alimentait cette végétation. C'était un "Paradis terrestre" un "Jardin d'Eden" comme l'avait surnommée le poète Cl.-M. ROBERT qui écrivait
"Tlemcen est toujours belle et mon cœur toujours jeune
Ici je suis heureux et n'aspire à plus rien
Ici j'aurai toujours vingt ans..."


Louis ABADIE