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mardi 12 juillet 2016

Virée Educative avec Amine (17): Le ballage du foin en bottes

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Le
foin est un fourrage constitué d'herbe séchée et destiné à
l'alimentation des animaux domestiques herbivores durant la mauvaise
saison.
La récolte se fait au début de l’été et le conditionnement (
le ballage ou emballage) se fait généralement en Botte, ou balle de
foin parallélépipédique à l’aide de tracteurs
Apres le passage de la
moissonneuse-batteuse qui laisse les tiges par terre sécher pendant kkes
jours, on entame l’étape du conditionnement du foin (Bottelage) en
bottes de foin rectangulaires En comprimant la matière et en liant la
botte avec du fil de fer.


القش هو تغذية تتكون من العشب المجفف يستعمل لتغذية الحيوانات الأليفة العشبية خلال أشهر الشتاء
ويتم حصاده في الصيف المبكر بشكل عام (لتجزئته و تغليفه)، تكونه الة القش بمساعدة الجرار في شكل مستطيل.
وبعد ذلك يترك القش ليجف على الأرض لعدة أيام ,تبدأ عملية تجميع القش في أكوام مستطيلة الشكل بواسطة ضغط المواد وربطه بأسلاك حديدية

mercredi 15 juin 2016

Virée Educative avec Amine"16":Tahiyate al masjid à la Mosquée Sidi Boum...

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Tahiyate al masjid à la Mosquée Sidi Boumediene (Tlemcen)
Quant on rentre dans une Mosquée, on fait une prière de 2 rak3ates qui s’appelle Tahiyate al masjid ( Prière à la Mosquée). On doit la faire avant ou après la prière que va nous faire l'Imam. On doit juste éviter de la faire au même temps que le Adan ( l'appel à la prière). Pour cela je dois attendre que le mouhaden termine pour faire mes deux rak3ates.


تحية المسجد في مسجد سيدي بومدين تلمسان
عندما ندخل الى المسجد يجب علينا القيام بركعتين اسمهما تحية المسجد. يجب القيام بهذه الاخيرة  قبل او بعد الصلاة و لا يجب القيام بها اثناء الاذان

mercredi 8 juin 2016

Virée éduc avec Amine (15): La Mosquée du Palais Royal du Mechouar (1ère...

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La Mosquée du Palais Royal du Mechouar (1ère Partie)
Le Palais royal du Méchouar est tellement chargé en histoire qu'on oublierait presque sa mosquée dont les premières fondations auraient été posées à la fin du 13eme siècle par le sultan Zianide Abou Hammou Moussa Ier.
Ce temple qui ne possédait pas de cour, souvent attaqué, dut subir, au cours des siècles, de nombreux dommages et modifications provoquées par les guerres incessantes. Sa mutation en annexe de l'hôpital militaire, puis en chapelle catholique, ont fini de dénaturer l’âme de ce bâtiment à la belle architecture, comme l’écrivit Léon l'Africain.
Seul le minaret long de 25,22 mètres a su résister, et demeure authentique malgré la restauration du 14ème siècle, et quelques embellissements.



مسجد القصر الملكي المشور( الجزء الاول)
القصر الملكي المشور مُحٓمّلٌ بالتاريخ حتى أنه يكاد يُنسيكٓ الجامع
التابع له الذي وضعت أول أحجاره نهاية القرن الثالث عشر من طرف السلطان
الزياني أبو حمو موسى الأول.
هذا المبنى الدي لم يكن له فناء، تعرض لعدة هجمات طوال قرون، و جدرانه هدمت مرات كثيرة و تغيرت جراء الحروب المتواصلة.
تم تحويله الى ملحقة للمستشفى العسكري، و بعدها الى كنيسة كاثوليكية مما
أثر كثيرا في روح و طبيعة البناء الذي كان ذو هندسة رائعة كما ذكر ليون
الأفريقي.
لم يتبق منه الا المنارة ذات 25,22 متر التي استطاعت الصمود و
بقيت محافظة على نمطها العريق رغم ترميمات القرن الرابع عشر، و رغم بعض
التنميق

mardi 29 mars 2016

Minute Éducative avec Amine: Sidi Boumediène revisité par Amine


Choaib Ibn Hocine El Andaloussi surnommé Aboumediene El Ghouts et dans le langage populaire Sidi Boumediene (Séville 520 (H), 1126 (G).
Initié aux secrets du soufisme il pris le chemin de l'Orient depuis Fes, mais fit halte à Tlemcen au dessus d'El Eubbad, auprès du tombeau de Ouali Sidi Abdellah Ben Ali.
Il dit adieu à Tlemcen sans se douter qu'il la reverra pour y mourir.
Soufì parfait, il voyageait pour enseigner. A Bougie, il fut prié de rejoindre le Sultan Almohade "Abou Youcef ", à Marrakech. Mais Arrivé à Ain Tekbale(Tlemcen), Sidi Boumediene senti la proximité du Ribbat d'El Eubbad et dit : "combien ce lieu est propice pour y dormir en paix de l'éternel sommeil".
Il est mort en 594 (H), 1197 (G,), à l'agede 75 ans. Il fut porté à El Eubbad pour y être enterré et devint le
saint protecteur de Tlemcen et son tombeau est vénéré jusqu’à présent par les musulmans de toute l'Afrique du Nord.
La Mosquée Sidi Boumediene est située dans le quartier d'El Eubbad, la mosquée fût construite au début 14ème siècle (7ème siècle de l'Hégire) par le sultan mérinide Abou Hassan Ali dit "le sultan noir" conquérant de Tlemcen.
Le tombeau du Saint Sidi Boumediene est situé à proximité, le tout formant un complexe constitué notamment d'une médersa construite en 1347, d'un petit palais (Dar Es Sultan), une zaouia, un hammam et des latrines datant de la même époque.
le porche monumental d'entrée situé en face de la porte du mausolée, il est constitué par une somptueuse arcade en fer à cheval d'une hauteur de 7 m auquel on accède par un escalier de Il marches. La façade de ce porche comporte une mosaïque de faïence à quatre tons, blanc, brun, vert et jaune. Une bande
située au-dessus de l'encadrement rectangulaire contient une inscription commémorative, en caractères andalous dédiée au sultan Abou El Hassan. Elle est surmontée d'un auvent de tuiles soutenu par des
consolettes. Au niveau des murs latéraux, s'organise un magnifique décor de plâtre commençant à 1,70 m du sol, et se continuant au plafond, une coupole à stalactites,

Du haut du minaret aux trois boules on a une vue impressionnante sur l'immense plaine, les monts
Trara et  au Sud sur la forêt des pins 

.

mardi 19 janvier 2016

Imprimerie Desbonnet de la rue de France ( Tlemcen)

On recense  plus de 300 cartes postales anciennes de Tlemcen dont beaucoup ont été édité par les Imprimeries Desbonnet propriétés du Monsieur du même nom ( Desbonnet). Les sujet traités sur ses cartes postales étaient surtout centrés sur le patrimoine architectural historique et urbain. Hormis, les cartes postales, les journaux traitant de Tlemcen et de son arrondissement sortirent de ces imprimeries ( le Journal de l'Avenir).
Une belle carte postale d'époque nous offre une vue sur la façade de cette Imprimerie-Librairie-Papeterie de Mr Desbonnet avec ses vitrines (03) remplies de cartes postales exposées  et proposées à la vente.            
 Cette Boutique qui se trouve sur la rue de France, est la propriété aujourd’hui de la famille "Bezzar" habitant le châtelet des Fekkharines (Bab Wahrane). Il y exploitent un commerce de prêts-à-porter et cela depuis plus 40 ans.
La porte qui se trouve à gauche, et qui mène aux appartements de la famille Desbonnet ( Madame Desbonnet au balcon de ceux-là ), mène aujourd'hui au cabinet du notaire Bendihadji. Cette porte est située entre la pharmacie Merad et le magasin Bezzar.

dimanche 19 juillet 2015

La Perle du Moghreb


Placette des moussabilines à Tlemcen en 1957

Cette placette, a toujours abrité un monde impressionnant. Hier de la brocante en tout genre, aujourd'hui, du trafic en tout genre ( téléphones et autres multimédias de provenance douteuse):
Le platane au fond fut remplacé par un kiosque.
plus bas, se trouve l’emblématique café L'Agha.
L'Immeuble au coin abrite toujours au rez de chaussée, une pharmacie ou a toujours travaillé un certain "Mourad".

lundi 16 mars 2015

Monument de "Bab el Karmadine" (Porte des tuiliers) à Tlemcen (Nora Hamamouche)


Monument de Vestige d’un système défensif édifié par les ALMORAVIDES au Vème siècle de l’Hégire, XIème siècle de l’ère chrétienne et renforcé aux époques suivantes notamment par les ALMOHADES.
Située au nord ouest de l’ancienne ville de Tlemcen. Bab El Kermadine ou porte des tuiliers, est justement célèbre car c’est à ce niveau que YAGHMORASSEN, en passant ses troupes en revue, faillit être massacré par le chef de sa garde chrétienne.
Le nom de Bab El Kermadine, porte des tuiliers, provient du fait que l’on rencontre dans le pisé qui a servi à la construire, de nombreux fragments de poterie, traduisant vraisemblablement le fait qu’il existait là une industrie céramique assez développée.
Encore à ce jour, des vestiges importants en subsistent. Il sont constitués par un mur médian de 12,50 m percé d’une petite tourelle et flanqué de différentes tours tant à l’Est, qu’à l’ouest.
Latéralement et en arrière, on trouve des murailles : l’ensemble constituant pour l’époque, un ensemble de fortifications très développé .

BÂB EL KERMADINE À TLEMCEN (Kossay Zaoui)

 Tlemcen, ville fortifiée, elle était entourée d'une triple enceinte crénelée de 4.500 mètres de périmètre, munie de tours et coupée de cinq portes monumentales : au Nord Bâb el-Haloui et Bâb El Kermadine,; au Sud Bâb El Djiyad; à l'Est Bâb El Aqbâ ou Sidi Daoudi ; à l'Ouest Bâb Kachoute,et Bâb de Fès.
Selon Abou El Fidâa, أبو الفداء dans son livre "Taqwim El Bouldane, "تقويم البلدان" il existait aussi des petites portes situées au niveau d’étroits passages et ruelles qui séparent les deux villes anciennes villes de Tlemcen, Agadir et Taghrart et qu'on a choisi de les fermer face aux dangers. Construite probablement durant les Almoravides XIe, puis fortifiée par leurs succésseurs les Almohades XIIe, Bâb el Kermadine, ou la porte des Tuiliers باب القرمادين est la porte la plus imposante de Tlemcen située dans le nord-Ouest de Tlemcen. Comme son nom l'indique cette porte se trouvait non loin d'un lieu où on fabriquait des tuiles.
 Cette porte est célèbre car c'est à ce niveau que Yaghmoracen Ibn Ziane, en passant ses troupes en revue, formées de soldats musulmans et chrétiens comme l'a indiqué Yahia Ibn Khaldun: "Yaghmoracen avait à sa solde un escadron de deux milles cavaliers Chrétiens qu'il avait tiré des pays soumis à l'empire des Almohades. Le destin voulu qu'il passât un jour en revue toutes ses troupes hors des murs de sa capitale: C'était un mercredi Rabie second de l'année 653 de l'hégire. Quand il fut arrivé aux Chrétiens qui étaient au dernier rangs de l'armée ceux-ci le trahirent et tuèrent son frère Mohammed. Le chef de leurs officiers s'étant alors jetté sur le roi, le saisit par le corps, mais Yaghmoracen plus vigoureux que son adversaire parvint à se débarasser de lui il appela à son secours les gens de sa tribu qui, dégaînant leurs épées coururent attaquer les Chrétiens et en fire un tel massacre qu'il n'en échappa pas un seul. C'est là ajoute Yahia Ibn Khaldûn la raison pour laquelle les rois de sa dynastie n'ont plus voulu depuis cette époque prendre des Chrétiens à leur solde"
Il était coutume à Tlemcen d'enterrer les saints au pied des principales portes de l'ancienne cité Zianide pour recevoir leurs bénédictions et toucher ainsi une protection divine contre les envahisseurs. C'est pour cette raison nous retrouvons par exemple, Bâb Sidi Daoudi, Bâb Sidi El Haloui, Bâb Sidi Boudjemâa, Bâb Wahb, Bâb Sidi El Bradei...Au niveau des autres portes, bien qu'elles ne portent pas le nom d'un saint de la ville, néanmoins plusieurs d'entre eux reposent aux alentours. Si on remarque bien, Bâb El Kermadine est dépourvue de ce priviliège, alors question pour vous POURQUOI?

lundi 9 mars 2015

Tombeau de la Princesse ou la Sultane à Tlemcen

édifié vraisemblablement au 12eme siècle, par les Almoravides, et restauré depuis, c'était une kouba construite en briques sur plan octogonal, formé d'arcs, découpés chacun de 9 grands lobes avec une coupole à 8 pans, reposant directement sur les arcs.


On y a découvert l'épitaphe d'une petite princesse, arrière petite fille de Yaghmoracen, morte en 1412 et celle d'une femme de sang royal, ce qui a motivé probablement sa construction et son appellation.

Historique de la Médersa de Tlemcen (Mohammed Djedid)


De 1850 à 1852, la Médersa de Tlemcen fut hébergée dans les locaux de la médersa de la mosquée Sidi Boumediene, à El Eubbad, dans les faubourgs de Tlemcen. Elle fut ensuite transférée dans la maison de l’agha Benabdellah du quartier des Ouled-El-Imam. De 1876 à 1905, elle déménagea à trois reprises, avant que ne soient inaugurés les locaux qui abriteront définitivement la Médersa jusqu'en 1960, à proximité de la porte du Maroc au Sud-Ouest de la ville.
Cette nouvelle construction, qui abrite aujourd'hui le Musée de Tlemcen, fut conçue dans un style hispano-mauresque, sa façade étant inspirée du mihrab de la grande mosquée de la ville.




samedi 7 mars 2015

HAMMAM SEBAGHINE TLEMCEN, un patrimoine délaissé, (Mohammed Djedid)


Le hammam des Teinturiers, également connu sous le nom de hammam Sidi Bel-Hassen, doit son nom à la ruelle où il se trouve. Sidi Ahmed Bel-Hassen al-Ghomari était un homme pieux et vivait dans une cellule attenante à la Grande Mosquée où il passait ses nuit à réciter le Coran. Il se rendait fréquemment au hammam Essebaghine où l'on montrait encore, il y a quelque temps, la place où il aimait s'installer. Il est devenu le saint patron des lieux où, selon la légende, il apparaissait sous forme d'un collier de pièces d'or se transformant en serpent protecteur du bain.
De l'extérieur, il est difficile de discerner le plan de l'édifice, tant il est encastré dans le tissu urbain. Seul élément de façade, la porte d'entrée du hammam est de facture coloniale.
 Les espaces du hammam – l'entrée en chicane (sqifa), la salle d'accueil, la salle chaude, la salle intermédiaire, la chambre privative et les toilettes – existent encore et sont distribués selon un plan plus ou moins carré. Mais aujourd'hui, le passage de la salle d'accueil à la salle chaude, qui se faisait initialement à travers une petite salle intermédiaire, une sorte de sqifa intérieure, se fait directement, et ceci au détriment d'une bonne gradation de la chaleur. La sqifa est équipée de deux banquettes. La salle d'accueil, où l'on se déshabille et où l'on se repose à la sortie de la salle chaude, ne semble pas avoir subi de transformations majeures. Douze massives colonnes de pierre délimitent un carré central entouré de quatre galeries surélevées. Les galeries sont couvertes par des voûtes en berceau, le carré central par une coupole reposant sur un tambour octogonal porté par les quatre arcs centraux des galeries et les quatre arcs enjambant les angles du carré. La salle chaude, tout en longueur, est couverte d'une voûte en berceau. à chaque extrémité de ce rectangle, deux arcs reposant sur une colonne médiane délimitent deux espaces conçus comme pièges à chaleur, l'un faisant tampon entre la petite salle intermédiaire et la salle chaude, l'autre constituant l'espace le plus chaud.
L'étroitesse de la ruelle étroite ne permet pas le recul suffisant pour apprécier la volumétrie, vraisemblablement dominée par la coupole de la salle d'accueil.
à l'origine, le hammam était dépourvu de décoration, mais les “embellissements” qui ont été ajoutés ne diminuent en rien la force et la robustesse qui se dégagent de l'espace d'accueil et de repos, dont l'espace central, organisé autour d'un jet d'eau et de sa vasque, est rehaussé d'une couverture en coupole et coupolettes d'angle.
L'édifice ne semble pas avoir subi de réformes notables, aussi bien dans ses structures que dans sa fonction.(Ali Lafer)

vendredi 27 février 2015

LA LÉGENDE DE LA PORTE DE KECHOUT (كشّوط) À TLEMCEN

- / : "La Vérité est faite d'une accumulation de suppositions et de légendes que les pères repassent aux fils comme des souvenirs de famille et qui, à son insu, lentement, sont devenues son armature"
Citation de Georges Moinaux, dit Georges Courteline.
- / : La porte de KECHOUTE (se situait pas loin du grand bassin) qui n'existe plus aujourd'hui, a joué un rôle important dans l'histoire de Tlemcen. Son nom  étrange n'a aucune signification arabe, et la majorité des références n'ont fait que  citer la porte en question sans donner de détails.
- / : Alors que savons nous à propos de cette porte et pourquoi porte t-elle ce nom?
L'histoire que je vous propose ici constitue un vrai patrimoine immatériel et nous offre un exemple bien marqué de "la contamination spirituelle" mais aussi un exemple du rite qui caractérise le sacrifice destiné à créer un esprit protecteur d'un édifice. Bien avant la période des Zianides, pendant le règne d'Abou Qurra Al Ifrini, chef Amazigh de la tribu des Beni Yefren qui batît la cité d'Agadir et qui devient plus tard Tlemcen et après avoir élevé  les murs, il avait un souhait que sa cité ne connaîtra dans l'avenir ni désordre, ni faim, ni la disette, ni la guerre, ni les discordes. "Il faut, se dit-il que je dévoue mon fils à la mort pour procurer aux futurs habitants la paix et la tranquillité". Lorsque les maçons commencèrent à travailler au niveau de la porte qui regarde vers l'occident, il sorti avec son armée et sa famille et s'en alla vers l'ouest jusqu'au col appelé "le col du juif". Là, il fit une halte à ses troupes et on dressa les tentes.
Le lendemain matin, il appela son fils et lui donna une lettre en lui disant:" Ôh!!! mon enfant, va porter cette lettre aux chefs des travailleurs qui construisirent la porte de la ville, et ne tarde pas sur la route". Avant de le laisser partir, il l'embrassa et lui dit "adieu". Au milieu du chemin l'enfant rencontra un juif qui d'habitude faisait ses commissions pour le sultan. Ce juif lui dit il: " Oú vas tu mon seigneur? Ôh petit maudit je vais pour cette lettre au chef des maçons qui construit la nouvelle porte de la ville. "Donne la moi, reprit le juif- je la porterai à ta place et je t'éviterai ainsi de la peine et de la fatigue"...En lui même le juif pensait gagner par là quelque argent. Le juif prit la lettre et partit en courant. Arrivé à la porte, il cherche le chef des ouvriers, et l'ayant trouvé lui remit la lettre. Le chef ouvrit la lettre, et y lu ce qui suit: "Salut et salut aux chefs des ouvriers, aujourd'hui tu te saisira du porteur de cette lettre et tu l'égorgera et tu enterreras son cadavre dans les fondations de la porte". Le chef des ouvrier fendit la gorge du juif d'une oreille à l'autre et on enterra son cadavre sous la porte, or ce juif s'appelait KECHOUTE (كشّوط) et c'est pour cela cette porte s'appelait la PORTE DE KECHOUTE.
Abou Qurra voulait enterrer son fils pour procurer à Agadir -Tlemcen- la paix et la bénédiction car son fils était un vrai musulman d'âme pure. Il se trouva qu'à sa place on tua un juif. C'est pour cela que dans la suite la cité eut à souffrir de plusieurs guerres.
PS: La porte de KECHOUTE était connue durant les ottomans par le nom de "la porte de la balançoire" car il paraît que des rois Zianides et plusieurs de leurs descendants ont été pendus par les Ottomans en utilisant leur turban. Pendant la colonisation française cette porte était devenu la porte de Fès car elle se trouvait sur la route qui mène vers sa sœur jumelle, la ville de Fes.
Par Kossay Zaoui.

mercredi 18 février 2015

Tlemcen la bien gardée de Dieu: ATTENTION: "RESPECTEZ LE CODE" !

Un code est un ensemble de lois imposées  dans des domaines spécifiques (droit,  médecine, éthique,  route...) Mais un code peut constituer aussi un ensemble de coutumes ou de règles parfois écrites, qu'il est convenu de respecter dans un milieu donné.
Tlemcen, grande capitale du Maghreb a vu succéder plusieurs civilisations sur ses terres: Romains, Omayyades, Idrissides, Almoravides, Almohades, Zianides,  Mérinides, Espagnoles, Ottomans-Algériens, Français.
La genèse du tissu urbain de Tlemcen témoigne de sa grandeur, une ville de tolérance, cosmopolite, commerçante, industrieuse, intellectuelle.., L'architecture et l'organisation urbaine sont le reflet de la prospérité d'une Médina, car bâtir est avant tout un art. Dans les ruelles de la Médina de Tlemcen, on ne peut qu'imaginer l’uniformité des méthodes et des moyens utilisés, ces constructions qui apparaissent aujourd'hui "ordinaires" ont été assurément destinées pour durer et devenir universelles conformément à l'ancien art lorsqu'on envisage les formes de l'architecture.
Autrefois, l'ancienne Médina de Tlemcen était soumise à un code bien précis, un savoir-vivre et des rapports étaient respectés entre riverains mais aussi entre étrangers qui pénétraient dans un Derb. Un arc à l'entrée d'une ruelle signifiait  que l'artère n'était pas commerçante et qu'il s'agit une zone résidentielle, si l'arc prenait naissance à la base c'est qu'il s'agissait d'une impasse. Il fallait déchiffrer le sens des symboles car certains hiéroglyphes indiquait la direction qu'il fallait prendre pour se rendre aux demeures, aux Rahba (placette), et même au centre ville. D'autres symboles indiquaient le nombre de ruelles dans chaque noyau résidentiel.
Intéressant code dans cette  sqiffa un passage privé ( courbée) et l'autre au fond publique ( carré) 
ce qui veut dire une entrée à sens unique du côté supérieur
Dare El Azzouni à droite 
 Lorsque Youcef Ibn Tachfine Al Mourabiti a fondé Taghrart, une ville surélevée et dominante, elle a vite évolué d'une cité destinée aux élites Almoravides vers une ville commerçante et administrative au point oú sa grande sœur Agadir s'effaça du paysage de Tlemcen après la mise en place des mosquée et des quartiers: Bâb Zir, Sid El Djabbar (un Saint guérisseur et rebouteur de Tlemcen. Il existe une expression qui est dite pour toute personne qui souffre d'une fracture: "Rouh Y'jabbrouke" en référence à ce saint spécialisé dans les fractures osseuses, et les luxations), Derb Sensla, Derb Naidja, Derb beni Djemla, Djamâa Chorfa, Djamâa El Coran...La décision de Amir Al Mouslimine Youcef Ibn Tachfine de construire Taghrart et d'attribuer un quartier à chaque tribu Amazighe qui l'accompagnait s'explique par l'animosité existante entre ces tribus c'est pour cette raison chaque quartier avait son propre Ferrane, Hammam, mosquée(s)...
ka3 chkara ( Cul de sac) 
Par exemple, Derb Sensala  a été nommée ainsi en raison d'une chaîne métallique que les habitants de ce quartier (majoritairement des notables Almoravides) installaient à l'entrée au moment de la sieste (14h-16h ) pour éviter que des animaux n'y pénètrent. C'est une ruelle intéressante si on veut remonter le temps car presque toutes
les maisons ont subi que peu de "déformations" dont quelques unes possèdent encore des anciennes chambres pour les domestiques et les serviteurs.
La Médina de Tlemcen est un vrai labyrinthe avec ses quartiers  bien bâtis, divisés, orientés, éclairés et sécurisés. Pour ne pas se perdre dans les "droubas" il fallait un code, des symboles à déchiffrer et à suivre. Par exemple les arcs n'ont pas été faits pour agrémenter le paysage. Leur rôle était d'avertir les passants qu'ils s'approchent d'une zone résidentielle et de ce fait, il fallait faire attention à leur comportement et l'itinéraire qu'ils allaient prendre. Pour les étrangers, aucune chance d'y pénétrer sans être accompagnés par un habitant c'est pour cette raison que certains historiens considéraient ces signalisations judicieusement placées comme des portes secondaires.
 
  Ici nous avons une entrée résidentielle et une Skiffa privée  
Pour ne pas se tromper de direction des plaques de signalisations (ornements) étaient placées au niveau des angles des rues. On les appelle El Muqarnas=مقرنة comme vous pouvez le voir sur les photos attachées. Pour lire cette signalisation, il fallait se mettre devant, une règle simple était appliquée, sur votre droite se trouve forcément la zone résidentielle alors que sur votre gauche la ruelle mène obligatoirement vers le centre de la ville. Cette règle a été inspirée d'un verset Coranique oú Dieu a dit: "Les gens de la droite ont pour finalité le Paradis". D'ailleurs aussi le mot "Ghorfa" qui signifie une chambre en arabe est inspiré du Noble Coran oú une Ghorfa est liée au Paradis. À Tlemcen on mettait deux rideaux à l'entrée de chacune: Un léger qui jouait le rôle d'une moustiquaire et l'autre plus épais pour garder la chaleur tout dépend la saison.
Ici on peu voir une lucarne sur la gauche pour faire passer la lumière 
qui n'existe plus aujourd'hui à cause de l'extension illégale de la maison. 
Référez vous aux autres photos couleur pour la comparaison
Pour l'éclairage public, un comptable (صاحب الحسبة) proposait un éclairage adapté, économique pour illuminer les ruelles de la Médina. Des lucarnes dans les Derb mais aussi des lampes à l'huile voire dans lampadaires par endroit même au niveau "des Sqiffa" (سقيفة) ont été installés. El Sqiffa est souvent trouvée dans la partie basse de Taghrart, c'est un passage ouvert et couvert qui émerge à partir d'une habitation dans le but d'optimiser l'espace et améliorer l'oxygénation, de plus lorsqu'elle est arquée ceci signifie que c'est un passage privé comme l'indique les photos jointes.
Ici  on peut voir sur la gauche où la lampe à huile a été placée 
 pour éclairer l'entrée de Derb Sensla quand il fait noir.
Pour les portes à Tlemcen, souvent étaient formées de deux parties, une battante et l'autre fixe et munies de deux heurtoirs, un placé plus haut que l'autre. Un explication a été proposée pour déchiffrer ce symbole, le plus haut était destiné aux visiteurs montés (cheval, âne...) alors que celui du bas pour les piétons. Mais on peut vite se rendre compte que cette explication n'est pas valable pour les portes qui se trouvent au niveau "des Sqiffa" car en traversant le visiteur est obligé de descendre de sa bête. L'autre explication est tout autre, nous savons que les quartiers de Tlemcen étaient sécuritaires, ainsi les portes d'entrée demeuraient toujours ouvertes, alors si le visiteur était une femme ou des enfants, ils devaient utiliser le heurtoir de la partie battante. Cependant s'il s'agissait d'un homme, lui était obligé d'utiliser le heurtoir de la partie fixe. Le propriétaire savait faire la différence entre les deux sons émis pour qu'il se prépare à accueillir le visiteur. Et finalement la largeur des Derb et la localisation des entrées des maisons obéissaient à une tradition musulmane. Leur disposition avait pour but de favoriser et de consolider le lien sacré du voisinage et des relations familiales selon les recommandations du prophète de l'islam (PSL).
Texte et images inspirés d'un article de Mr Kossay Zaoui.

vendredi 13 février 2015

JOSEPH AUGUSTIN PEDRA: Premier Photographe de TLEMCEN (par Kossay Zaoui)

 Etre photographe c'est amer la solitude qui vous amène à exploiter toutes les audaces qui ont fait la renommée de certains photographes.
la photographie est une véritable archive qui permet de transmettre un fragment de temps qu'on est tenu de placer dans son contexte historique. Tlemcen ville d'art et d'histoire fut le modèle de choix à photographier.
Chaque ville d'Algérie avait son photographe mais c'est Tlemcen qui accueillit certainement le plus grand nombre dont Joseph Augustin PEDRA qui fixe sur le négatif, dès la 2ème moitié du 19ème siècle, nombre de rues, d'habitants, de monuments historiques, de marchés pittoresques de Tlemcen.

PEDRA avait son studio sur la ruelle de Sidi El Yedoune à Tlemcen. Il né à Tlemcen en 1860, et avait un fils "Grégoire" , devenu photographe aussi après avoir été peintre en bâtiment. On connaît les deux mariages du père et du fils, à Batna en 1857 pour le père (alors déclaré peintre), à Tlemcen, en 1879 pour le fils. A cette date, le père est photographe. Les clichés publiés dans plusieurs célèbres revues sont sans doute du père, et sont les seuls qui subsistent de leur production. On raconte que la famille est originaire d’Espagne.

Alexander A. Knox voyageur londonien en visite à Tlemcen nous a laissé sa rencontre avec la femme de PEDRA: "...Nous avions demandé à l'hôtel pour aller à une rue près de la grande place, c'était, si je me souviens bien, appelée "la ruelle Sidi Yeddoune», pour obtenir des photographies de Tlemcen. Nous avons frappé à une porte où il y avait quelques photos dans une armoire de verre contre le mur. une vieille femme nous a ouvert la porte: "Ah, mon cher monsieur, ce pauvre Pedra est mort; je suis sa veuve". Ça nous attristé de l'entendre, et nous étions sur le point de partir lorsque la vieille dame nous a supplié d'entrer en disant que la présence des voyageurs est une bénédiction pour elle et que c'était un acte de charité qu'une personne achète ses photographies. Nous avions sélectionné certaines photos, et nous avions demandé s'il y avait d'autres, elle nous a dit qu'elle va préparer d'autres à partir des négatifs: "Je peux facilement le faire, je suis bricoleuse comme mon fils "Ah! Mon, mon fils le pauvre! »dit-elle, et elle fondit en larmes. Nous avions essayé avec quelques mots de l'apaiser et de la consoler puis nous lui avions demandé si elle pouvait nous raconter son histoire peut être que ceci soulagerai sa douleur: "Ah!, l'autre jour mon pauvre fils s'est fusillé, il est tombé raide mort-là sur cette dalle encore entachée de son sang....Le garçon avait du sang espagnol dans ses veines du côté de son père alors que la mère était une française.''
Les photographies de Joseph Augustin PEDRA ont déjà fait connaître une partie de Tlemcen et ses monuments. Un photographe d'un grand talent passionné et généreux qui a su mettre en valeur sa ville natale comme le témoignent ses photos saisissantes d'une rare intensité. Il est donc désirable et fortement recommandé que ses œuvres soient reconnues et publiés ou simplement exposées.
PS: Toutes les photos attachées à ce commentaire sont celles de PEDRA, TLEMCEN.


Porte et Heurtoire de la mosquée de Sidi Abou Mediene Tlemcen. 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

 Vue générale de la ville de Tlemcen, 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

Mosquée de Bâb Ziri Tlemcen, (Bab Zir en 1830
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

 Mosquée de Sidi Abou Mediene Tlemcen, 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

 
Cascades d'AL Ouerit, Tlemcen 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)

Photos récente (meme prise des cascades d'Al Ourit
prise en période de neige (Février 2015)  

Mosquée de Sidi Lahcen Tlemcen, 
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)
   

mardi 6 août 2013

Mosquée "Abou El-Hassan Et-Tenessi"

Connue par les tlemceniens surtout par "Le Musée", ou plus récemment, depuis qu'il existe plusieurs musée à Tlemcen, par "la Mosquée Sidi Bel-Lahcen", la mosquée "Abou El-Hassan Et-Tenessi", le plus populaire monument de Tlemcen qui se trouve à 100m à l'Ouest de la Grande mosquée et qui a aujourd'hui le titre de Musée:
La Medersa (École), à Tlemcen -Dessin de P.Sellier
d'après une photographie de M.Podra
Pour la date de réalisation de la mosquée, on se réfère à 2 datations visibles sur 2 inscriptions:
- a): Gravée en caractères islamiques andalous sur une plaque commémorative de couleur verte visible sur la paroi Ouest et traduite par Brosselard, et dont l'essentiel rapporte en plus du Satut de "Hbousse" de l'édifice, la mention: Construite en 696H/1296, pour l"émir "Abou Amer Ibrahim", fils ainé du Sultan "Abou-Yahiya Yaghmouracen Ben Zeiyane" (fondateur de la dynastie Abdalwadide, après son décès).
Kiosque "Zellam" construit à la place d'un platane et qui
 cache la façade principale (Est) de la "Mosquée Sidi Bel-Lahcen"

Amine et Hadjer Benachenhou qui posent devant le Musée 
("Mosquée Sidi Bel-Lahcen") par une froide journée d'hivers 2014
L’inscription mentionne aussi que comme Hbousse, il y avait non seulement l'édifice même, mais aussi 14 magasins situé sur la Qibla ( le sens de la Mecque), 6 autres magasins en face, une Mesria et 2 maisons destinées, l'une pour l'Imam et l'autre pour le Mouaddine.
 Vue aérienne de la "Mosquée Sidi Bel-Lahcen"
pendant la restauration de 2011
-b): Une inscription en Coufique sur 2 supports en platre sculptés sur les 2 cotés du Mihrab reproduisant les mêmes renseignements.
 "Mosquée Sidi Bel-Lahcen" au delà du Monument dédié au 
"Général Cavaignac" sur la Place d'Alger
Carte Postale numérotée "16" et intitulée " Tlemcen - Place d'Alger et le Musée"
Cette mosquée construite donc au début du règne du Sultan Abou Said Ottman (1283-1303)  de la dynastie Abdalwadide avait reçu le nom d'un homme de science et vertueux de l'époque: "Abdou Al-Hassan Ben Yakhlaf Tenessi", venu de la ville de Ténès pour enseigner dans cette mosquée et qui vécu à Tlemcen pendant le règne du Sultan Abou Said Ottman. Au meme moment, c'est le frère d'Abou Al-Hassan, Ibrahim Abou Ishak Tenessi qui enseignait à 100m de là, dans la grande mosquée et qui avait attiré comme public, Yaghmouracen en personne.
 Le nombres de mosquées existant à Tlemcen en 1846 s'élevait à 
plus de 61 et une campagne de destruction coloniale n'avait laissé 
la vie sauve qu'à seulement une dizaines.
(Photographie de M.Podra qui avait inspiré un dessin
 fait par P.Sellier "1ère photo")
Les gardiens de La mosquée-musée de Sidi Bel Lahcen ou musée de Abou El Hassan El-Tenessi de Tlemcen affirement détenir en son sein, les plus anciens  manuscrits datant de l’époque allant de 1151H/ 1738 ainsi que l’ancien Coran du scripteur Salah fils d’Ali ben Mohamed ben Khanouf qui date de 1333H et l’ancien Coran du scripteur El Maki Ibn Ali El-Kostantini qui date, lui aussi, de 1333H, des versions uniques au monde, parmi le million de manuscrits des bibliothèques du monde. 
la mosquée avec ses remparts a gauche et a droite avant
 leur destruction par le colonialisme français. 
La porte d’Oran était juste a coté avant que les français ne la déplace  
Dédié initialement à l'apprentissage du Coran sur des tablettes, cette mosquée fut par la suite, et après que la population française soit contre sa destruction, une étable, puis un musée.
Des fouilles entrepris lors de sa restauration en 2011
semblent avoir été très prolifiques 









 

mercredi 26 juin 2013

La flore de la grande Mosquée de Tlemcen

La flore tient une place considérable à la grande Mosquée de Tlemcen. Elle est d'une verve fougueuse et drue. Elle v'a cependant point les foisonnements de Cordoue dont elle s'inspire visiblement. Son alphabet se réduit, en somme, à une lettre: l'acanthe simplifiée, souvent présentée de profil et tendant déjà à s'ossifier dans la sèche abstraction d'un triangle.
La nervure est encore gonflée de vie;elle va se faire plus molle; la palme devient lisse et s'affranchit du détail patient qui pourtant l'individualise, pour devenir une vague généralité. Ainsi elle traduira plus tard le mouvement unitaire de l'esprit almohade. Quant à la tige, elle n'a plus cette rainure médiane, héritée des techniques byzantino­chrétiennes, que l'on pouvait encore voir au minbar d'Alger.
L'élément géométrique est hésitant. A Tlemcen, comme partout ailleurs, en débutant dans la carrière décorative, il s'exerce d'abord timidement aux grilles, aux panneaux ajourés, aux claustra. Puis, il s'enhardit: des étoiles à huit pointes rayonnent déjà sur l'encadrement du Mihrab : ailleurs, polygones curvilignes à six pointes.
Enfin, le minaret quadrangulaire de 35 mètres, qui domine Tlemcen : vieux pasteur, troupeau moutonnant et serré de maisons...
La grande Mosquée de Tlemcen est peut-être un recul sur l'art espagnol contemporain. Elle constitue, pour l'Algérie, un immense progrès. Par les innovations et l'audace de son décor, le lyrisme de ses arabesques, par ses coupoles, ses stalactites, ses essais de géométrie élégante, elle garde dans l'anthologie des œuvres almoravides une valeur de premier plan.
En somme, l'art almoravide algérien élargit l'utilisation des systèmes d'arcs. Il prépare un chapiteau dont les hérédités corinthiennes s'allègent. Ses ébauches de stalactites et de géométrie ornementale, la générosité de son décor floral, lui donnent une haute valeur d'initiative. Il se, relie étroitement à l'Espagne voisine. L'objection d'influences orientales directes, tirée d'éléments d'apparence asiatique. est loin d'être décisive. Au surplus, on n'irrite que ce que l'on crée. Seule est admirée l'œuvre qui, du dehors, vient se superposer au dessin intérieur de la mémoire. Reproduire une sculpture, un tableau, c'est les tirer de l'inconscient. " On n'assimile bien que ce que l'on a soi-même presque inventé ".
Source : CAHIERS DU CENTENAIRE DE L'ALGÉRIE

samedi 1 juin 2013

Mosquée Sid El Haloui à Tlemcen


La Mosquée a été achevée en 1354 par le sultan Merinid, "ABOU FARES ANNANE ":
 Ancienne carte postale montrant une vue plongeante sur 
la Mosquée de Sid El-Haloui
- / : Biographie de Sidi El-Haloui:
Ce "Cadi" et magistrat de séville en Andalousie dont le vrai nom est " Abou Abd Allah Echoudsy, est arrivé à Tlemcen en 1266, après avoir distribué ses biens aux necessiteux et abandonné fonctons et proches suite à l'acquisition pour devenir à Tlemcen marchand de friandises, écrit Timouche Idir dans Les Débats.
Couvert de haillons,, il avait pris l’habitude d’offrir des bonbons aux enfants et aux voyageurs de passage. De toutes parts, on accourait pour le voir, l’écouter et toucher son "Burnous" car il était en même temps, un fin connaisseur dans les différents domaines de la science et a gagné une grande renommée qui a atteint même les oreilles du sultan, " Abou Mohammed, (ou Abou Ziane Mohamed )" qui lui a confia l’éducation des ces enfants et futurs émirs et eut donc le rang de précepteur.. Il prononçait souvent des phrases telles-que : "Allah yâtik echchifaa (Que Dieu te guérisse !)". 
Il fut, peu après, accusé de sorcellerie et de conspiration contre le monarque. Il fut décapité et sa tête jetée en pâture aux chiens, au bas des remparts de la ville, en l’an 1337. 
Une nuit, le gardien d’une des portes de Tlemcen (Bab Zir) entendit la voix de Sidi El Haloui gémir : " Ferme la porte, ô gardien, il n’y a plus que moi dehors !". 
Après sa mort, le sultan le réhabilita et pendant l’occupation mérinide de la ville, un deuxième sultan, Abou Inane Fares, vainqueur du premier, lui fit ériger, en 1353, sur son mausolée l’une des plus ravissantes mosquées de la ville, encore visible à ce jour.
 Carte postale ancienne intitulée 
"Tlemcen - Minaret de Sidi Haloui" 
de la collection "ND"
 Depuis, bon nombre de compositeurs de la chanson andalouse à Tlemcen, s'inspirent de la vie de Sidi El-Haloui dans leur compositions dont celle écrite par cheikh Ibn M’saib (ghitou el malhouf, secourez l’affamé).
                                        Carte postale ancienne intitulée "Tlemcen - Minaret de Sidi-Haloui"
                                                          de la collection "ND.Photos" Numérotée: 145
                                              affranchie avec un timbre à usage courant dit "Semeuse" émis en 1907 
Cachet de la poste fait à  Tlemcen département d'Oran, le 14/07/ 19--

 La pièce présente les caractéristiques architecture d'une mosquée mérinide. C'est une harmonie qui prend une forme rectangulaire plus longue que large. La grande porte de l’entrée principale, présente une frise de céramique composée d’un astérisque à huit têtes. Sur la barre supérieure des décorations géométriques récentes ci-dessus l’une des mentions: date de construction et le nom du fondateur du paramètre.Modeste dimension (17,40 x 27,50 m)La salle de prière : une cour et un minaret à une hauteur de 25m, il comporte 88 marches
 
Voici ce qu'en dit Georges Marçais en 1927.
"La mosquée de Sidi l-halwi.
Construite en 1353( 754 H) par le fils d'Abou el Hassan, le Sultan, Abu 'Inan, elle est dédiée au culte d'un ascète andalou mort à Tlemcenen 1305. Elle formait , avec le tombeau du saint homme, une zaouia et une médersa, un ensemble architectural tout proche de l'angle nord-est de la ville. Seuls subsistent le tombeau très modeste , la mosquée et les latrines publiques."    

mercredi 22 mai 2013

L'ASPEWIT s'inquiète pour le milieu urbain Tlemcenien


Dans une lettre adressée à notre journal, le président de l'Aspewit, M. Morsli Bouayed, dresse un état des lieux déplorable du tissu patrimonial et architectural au niveau du chef-lieu alors que 2013 est consacrée année de l'environnement. "Plusieurs édifices et espaces publics sont restés dans un état lamentable, à l'exemple de la Casbah de Bab Zir, l'hôtel Moghreb, la mosquée d'Ouled Sidi El Imma, la banque Badr, le bâtiment Cnep", constate cet écologiste. Il signale dans ce sillage que "la Casbah de Bab Zir est devenue une décharge publique à ciel ouvert, (déclinant) un paysage chaotique avec des maisons lézardées par le temps". Et de se demander :"où est passé le projet de restauration de la vieille médina ?Est-ce que vraiment Tlemcen était capitale culturelle islamique en 2011 ?" Quant à la mosquée précitée et sa medersa où enseignèrent les deux illustres érudits originaires de Ténès, invités par le roi zianide pour faire prospérer la culture au 14ème siècle, son périmètre offre un spectacle désolant du fait des gravats et décombres abandonnés
par l'équipe de manœuvres chargée de la restauration du monument, et qui bloquent l'accès au derb éponyme, rapporte ce militant «vert». L'état d'abandon de certains projets(en souffrance) en matière de bâti ne laisse pas indifférent le président de l'Aspewit. A commencer par «l'hôtel du Moghreb situé en plein centre-ville, cible d'une explosion dans les années 90, qui a subi quelques retouches avant d'être livré à son sort, c'est-à-dire barricadé par des plaques de zinc au vu et au su des pouvoirs publics». La banque Badr ne serait pas mieux lotie, si l'on en croit ce défenseur de l'environnement, puisque elle aussi «délaissée depuis une vingtaine d'années, quand bien même plusieurs directeurs s'y sont succédés et personne n'a trouvé de solution au dépotoir en face de la radio locale, qui a pignon sur le boulevard Larbi Ben Mhidi, alors que la chambre des offres est devenue l'urinoir attitré de la cité des 325 logts». Sans oublier le bâtiment Cnep(conçu par le bureau d'étude Bect), situé en face du café de la paix(Kiffane) «abandonné suite à un litige qui perdure, est devenu un lieu de débauche ouvert sans aucun grillage, où s'était produit un suicide au mois de ramadan dernier, outre que l'espace fait office de dépotoir d'où se dégagent des odeurs nauséabondes en plein milieu urbain», conclut sur cette note M. Morsli Bouayed. Il faut savoir que la question des constructions inachevées, qui constitue un problème pour l'Etat et pour les citoyens, est (pourtant) régie par la loi n°08-15 du 20 juillet 2008 du code de l'urbanisme.
par Allal Bekkaï 
(article extrait du quotidien d'oran le 22/05/2013)