- / : "La Vérité est faite d'une accumulation de suppositions et de légendes que les pères repassent aux fils comme des souvenirs de famille et qui, à son insu, lentement, sont devenues son armature"
Citation de Georges Moinaux, dit Georges Courteline.
- / : La porte de KECHOUTE (se situait pas loin du grand bassin) qui n'existe plus aujourd'hui, a joué un rôle important dans l'histoire de Tlemcen. Son nom étrange n'a aucune signification arabe, et la majorité des références n'ont fait que citer la porte en question sans donner de détails.
- / : Alors que savons nous à propos de cette porte et pourquoi porte t-elle ce nom?
L'histoire que je vous propose ici constitue un vrai patrimoine immatériel et nous offre un exemple bien marqué de "la contamination spirituelle" mais aussi un exemple du rite qui caractérise le sacrifice destiné à créer un esprit protecteur d'un édifice. Bien avant la période des Zianides, pendant le règne d'Abou Qurra Al Ifrini, chef Amazigh de la tribu des Beni Yefren qui batît la cité d'Agadir et qui devient plus tard Tlemcen et après avoir élevé les murs, il avait un souhait que sa cité ne connaîtra dans l'avenir ni désordre, ni faim, ni la disette, ni la guerre, ni les discordes. "Il faut, se dit-il que je dévoue mon fils à la mort pour procurer aux futurs habitants la paix et la tranquillité". Lorsque les maçons commencèrent à travailler au niveau de la porte qui regarde vers l'occident, il sorti avec son armée et sa famille et s'en alla vers l'ouest jusqu'au col appelé "le col du juif". Là, il fit une halte à ses troupes et on dressa les tentes.
Le lendemain matin, il appela son fils et lui donna une lettre en lui disant:" Ôh!!! mon enfant, va porter cette lettre aux chefs des travailleurs qui construisirent la porte de la ville, et ne tarde pas sur la route". Avant de le laisser partir, il l'embrassa et lui dit "adieu". Au milieu du chemin l'enfant rencontra un juif qui d'habitude faisait ses commissions pour le sultan. Ce juif lui dit il: " Oú vas tu mon seigneur? Ôh petit maudit je vais pour cette lettre au chef des maçons qui construit la nouvelle porte de la ville. "Donne la moi, reprit le juif- je la porterai à ta place et je t'éviterai ainsi de la peine et de la fatigue"...En lui même le juif pensait gagner par là quelque argent. Le juif prit la lettre et partit en courant. Arrivé à la porte, il cherche le chef des ouvriers, et l'ayant trouvé lui remit la lettre. Le chef ouvrit la lettre, et y lu ce qui suit: "Salut et salut aux chefs des ouvriers, aujourd'hui tu te saisira du porteur de cette lettre et tu l'égorgera et tu enterreras son cadavre dans les fondations de la porte". Le chef des ouvrier fendit la gorge du juif d'une oreille à l'autre et on enterra son cadavre sous la porte, or ce juif s'appelait KECHOUTE (كشّوط) et c'est pour cela cette porte s'appelait la PORTE DE KECHOUTE.
Abou Qurra voulait enterrer son fils pour procurer à Agadir -Tlemcen- la paix et la bénédiction car son fils était un vrai musulman d'âme pure. Il se trouva qu'à sa place on tua un juif. C'est pour cela que dans la suite la cité eut à souffrir de plusieurs guerres.
PS: La porte de KECHOUTE était connue durant les ottomans par le nom de "la porte de la balançoire" car il paraît que des rois Zianides et plusieurs de leurs descendants ont été pendus par les Ottomans en utilisant leur turban. Pendant la colonisation française cette porte était devenu la porte de Fès car elle se trouvait sur la route qui mène vers sa sœur jumelle, la ville de Fes.
Par Kossay Zaoui.
vendredi 27 février 2015
mercredi 18 février 2015
Tlemcen la bien gardée de Dieu: ATTENTION: "RESPECTEZ LE CODE" !
Un code est un ensemble de lois imposées dans des domaines spécifiques
(droit, médecine, éthique, route...) Mais un code peut constituer
aussi un ensemble de coutumes ou de règles parfois écrites, qu'il est
convenu de respecter dans un milieu donné.
Tlemcen, grande capitale du Maghreb a vu succéder plusieurs civilisations sur ses terres: Romains, Omayyades, Idrissides, Almoravides, Almohades, Zianides, Mérinides, Espagnoles, Ottomans-Algériens, Français.
La genèse du tissu urbain de Tlemcen témoigne de sa grandeur, une ville de tolérance, cosmopolite, commerçante, industrieuse, intellectuelle.., L'architecture et l'organisation urbaine sont le reflet de la prospérité d'une Médina, car bâtir est avant tout un art. Dans les ruelles de la Médina de Tlemcen, on ne peut qu'imaginer l’uniformité des méthodes et des moyens utilisés, ces constructions qui apparaissent aujourd'hui "ordinaires" ont été assurément destinées pour durer et devenir universelles conformément à l'ancien art lorsqu'on envisage les formes de l'architecture.
Autrefois, l'ancienne Médina de Tlemcen était soumise à un code bien précis, un savoir-vivre et des rapports étaient respectés entre riverains mais aussi entre étrangers qui pénétraient dans un Derb. Un arc à l'entrée d'une ruelle signifiait que l'artère n'était pas commerçante et qu'il s'agit une zone résidentielle, si l'arc prenait naissance à la base c'est qu'il s'agissait d'une impasse. Il fallait déchiffrer le sens des symboles car certains hiéroglyphes indiquait la direction qu'il fallait prendre pour se rendre aux demeures, aux Rahba (placette), et même au centre ville. D'autres symboles indiquaient le nombre de ruelles dans chaque noyau résidentiel.
Texte et images inspirés d'un article de Mr Kossay Zaoui.
Tlemcen, grande capitale du Maghreb a vu succéder plusieurs civilisations sur ses terres: Romains, Omayyades, Idrissides, Almoravides, Almohades, Zianides, Mérinides, Espagnoles, Ottomans-Algériens, Français.
La genèse du tissu urbain de Tlemcen témoigne de sa grandeur, une ville de tolérance, cosmopolite, commerçante, industrieuse, intellectuelle.., L'architecture et l'organisation urbaine sont le reflet de la prospérité d'une Médina, car bâtir est avant tout un art. Dans les ruelles de la Médina de Tlemcen, on ne peut qu'imaginer l’uniformité des méthodes et des moyens utilisés, ces constructions qui apparaissent aujourd'hui "ordinaires" ont été assurément destinées pour durer et devenir universelles conformément à l'ancien art lorsqu'on envisage les formes de l'architecture.
Autrefois, l'ancienne Médina de Tlemcen était soumise à un code bien précis, un savoir-vivre et des rapports étaient respectés entre riverains mais aussi entre étrangers qui pénétraient dans un Derb. Un arc à l'entrée d'une ruelle signifiait que l'artère n'était pas commerçante et qu'il s'agit une zone résidentielle, si l'arc prenait naissance à la base c'est qu'il s'agissait d'une impasse. Il fallait déchiffrer le sens des symboles car certains hiéroglyphes indiquait la direction qu'il fallait prendre pour se rendre aux demeures, aux Rahba (placette), et même au centre ville. D'autres symboles indiquaient le nombre de ruelles dans chaque noyau résidentiel.
Intéressant code dans cette sqiffa un passage privé
( courbée) et l'autre au fond publique ( carré)
ce qui veut dire une entrée à sens unique
du côté supérieur
Dare El Azzouni à droite
Lorsque Youcef Ibn Tachfine Al Mourabiti a fondé Taghrart, une ville
surélevée et dominante, elle a vite évolué d'une cité destinée aux
élites Almoravides vers une ville commerçante et administrative au point
oú sa grande sœur Agadir s'effaça du paysage de Tlemcen après la mise
en place des mosquée et des quartiers: Bâb Zir, Sid El Djabbar (un Saint
guérisseur et rebouteur de Tlemcen. Il existe une expression qui est
dite pour toute personne qui souffre d'une fracture: "Rouh Y'jabbrouke"
en référence à ce saint spécialisé dans les fractures osseuses, et les
luxations), Derb Sensla, Derb Naidja, Derb beni Djemla, Djamâa Chorfa,
Djamâa El Coran...La décision de Amir Al Mouslimine Youcef Ibn Tachfine
de construire Taghrart et d'attribuer un quartier à chaque tribu
Amazighe qui l'accompagnait s'explique par l'animosité existante entre
ces tribus c'est pour cette raison chaque quartier avait son propre
Ferrane, Hammam, mosquée(s)...
ka3 chkara ( Cul de sac)
Par exemple, Derb Sensala a été nommée ainsi en raison d'une chaîne
métallique que les habitants de ce quartier (majoritairement des
notables Almoravides) installaient à l'entrée au moment de la sieste
(14h-16h ) pour éviter que des animaux n'y pénètrent. C'est une ruelle
intéressante si on veut remonter le temps car presque toutes
les maisons
ont subi que peu de "déformations" dont quelques unes possèdent encore
des anciennes chambres pour les domestiques et les serviteurs.
La Médina de Tlemcen est un vrai labyrinthe avec ses quartiers bien
bâtis, divisés, orientés, éclairés et sécurisés. Pour ne pas se perdre
dans les "droubas" il fallait un code, des symboles à déchiffrer et à
suivre. Par exemple les arcs n'ont pas été faits pour agrémenter le
paysage. Leur rôle était d'avertir les passants qu'ils s'approchent
d'une zone résidentielle et de ce fait, il fallait faire attention à
leur comportement et l'itinéraire qu'ils allaient prendre. Pour les
étrangers, aucune chance d'y pénétrer sans être accompagnés par un
habitant c'est pour cette raison que certains historiens considéraient
ces signalisations judicieusement placées comme des portes secondaires.
Ici nous avons une entrée résidentielle et une Skiffa privée
Pour ne pas se tromper de direction des plaques de signalisations (ornements) étaient placées au niveau des angles des rues. On les appelle El Muqarnas=مقرنة comme vous pouvez le voir sur les photos attachées. Pour lire cette signalisation, il fallait se mettre devant, une règle simple était appliquée, sur votre droite se trouve forcément la zone résidentielle alors que sur votre gauche la ruelle mène obligatoirement vers le centre de la ville. Cette règle a été inspirée d'un verset Coranique oú Dieu a dit: "Les gens de la droite ont pour finalité le Paradis". D'ailleurs aussi le mot "Ghorfa" qui signifie une chambre en arabe est inspiré du Noble Coran oú une Ghorfa est liée au Paradis. À Tlemcen on mettait deux rideaux à l'entrée de chacune: Un léger qui jouait le rôle d'une moustiquaire et l'autre plus épais pour garder la chaleur tout dépend la saison.
Ici
on peu voir une lucarne sur la gauche pour faire passer la lumière
qui
n'existe plus aujourd'hui à cause de l'extension illégale de la maison.
Référez vous aux autres photos couleur pour la comparaison
Pour
l'éclairage public, un comptable (صاحب الحسبة) proposait un éclairage
adapté, économique pour illuminer les ruelles de la Médina. Des lucarnes
dans les Derb mais aussi des lampes à l'huile voire dans lampadaires
par endroit même au niveau "des Sqiffa" (سقيفة) ont été installés. El
Sqiffa est souvent trouvée dans la partie basse de Taghrart, c'est un
passage ouvert et couvert qui émerge à partir d'une habitation dans le
but d'optimiser l'espace et améliorer l'oxygénation, de plus lorsqu'elle
est arquée ceci signifie que c'est un passage privé comme l'indique les
photos jointes.
Ici on peut voir sur la gauche où la lampe à huile a été placée
pour éclairer l'entrée de Derb Sensla quand il fait noir.
Pour
les portes à Tlemcen, souvent étaient formées de deux parties, une
battante et l'autre fixe et munies de deux heurtoirs, un placé plus haut
que l'autre. Un explication a été proposée pour déchiffrer ce symbole,
le plus haut était destiné aux visiteurs montés (cheval, âne...) alors
que celui du bas pour les piétons. Mais on peut vite se rendre compte
que cette explication n'est pas valable pour les portes qui se trouvent
au niveau "des Sqiffa" car en traversant le visiteur est obligé de
descendre de sa bête. L'autre explication est tout autre, nous savons
que les quartiers de Tlemcen étaient sécuritaires, ainsi les portes
d'entrée demeuraient toujours ouvertes, alors si le visiteur était une
femme ou des enfants, ils devaient utiliser le heurtoir de la partie
battante. Cependant s'il s'agissait d'un homme, lui était obligé
d'utiliser le heurtoir de la partie fixe. Le propriétaire savait faire
la différence entre les deux sons émis pour qu'il se prépare à
accueillir le visiteur. Et finalement la largeur des Derb et la
localisation des entrées des maisons obéissaient à une tradition
musulmane. Leur disposition avait pour but de favoriser et de consolider
le lien sacré du voisinage et des relations familiales selon les
recommandations du prophète de l'islam (PSL).Texte et images inspirés d'un article de Mr Kossay Zaoui.
vendredi 13 février 2015
JOSEPH AUGUSTIN PEDRA: Premier Photographe de TLEMCEN (par Kossay Zaoui)
la photographie est une véritable archive qui permet de transmettre un fragment de temps qu'on est tenu de placer dans son contexte historique. Tlemcen ville d'art et d'histoire fut le modèle de choix à photographier.
Chaque ville d'Algérie avait son photographe mais c'est Tlemcen qui accueillit certainement le plus grand nombre dont Joseph Augustin PEDRA qui fixe sur le négatif, dès la 2ème moitié du 19ème siècle, nombre de rues, d'habitants, de monuments historiques, de marchés pittoresques de Tlemcen.
PEDRA avait son studio sur la ruelle de Sidi El Yedoune à Tlemcen. Il né à Tlemcen en 1860, et avait un fils "Grégoire" , devenu photographe aussi après avoir été peintre en bâtiment. On connaît les deux mariages du père et du fils, à Batna en 1857 pour le père (alors déclaré peintre), à Tlemcen, en 1879 pour le fils. A cette date, le père est photographe. Les clichés publiés dans plusieurs célèbres revues sont sans doute du père, et sont les seuls qui subsistent de leur production. On raconte que la famille est originaire d’Espagne.
Alexander A. Knox voyageur londonien en visite à Tlemcen nous a laissé sa rencontre avec la femme de PEDRA: "...Nous avions demandé à l'hôtel pour aller à une rue près de la grande place, c'était, si je me souviens bien, appelée "la ruelle Sidi Yeddoune», pour obtenir des photographies de Tlemcen. Nous avons frappé à une porte où il y avait quelques photos dans une armoire de verre contre le mur. une vieille femme nous a ouvert la porte: "Ah, mon cher monsieur, ce pauvre Pedra est mort; je suis sa veuve". Ça nous attristé de l'entendre, et nous étions sur le point de partir lorsque la vieille dame nous a supplié d'entrer en disant que la présence des voyageurs est une bénédiction pour elle et que c'était un acte de charité qu'une personne achète ses photographies. Nous avions sélectionné certaines photos, et nous avions demandé s'il y avait d'autres, elle nous a dit qu'elle va préparer d'autres à partir des négatifs: "Je peux facilement le faire, je suis bricoleuse comme mon fils "Ah! Mon, mon fils le pauvre! »dit-elle, et elle fondit en larmes. Nous avions essayé avec quelques mots de l'apaiser et de la consoler puis nous lui avions demandé si elle pouvait nous raconter son histoire peut être que ceci soulagerai sa douleur: "Ah!, l'autre jour mon pauvre fils s'est fusillé, il est tombé raide mort-là sur cette dalle encore entachée de son sang....Le garçon avait du sang espagnol dans ses veines du côté de son père alors que la mère était une française.''
Les photographies de Joseph Augustin PEDRA ont déjà fait connaître une partie de Tlemcen et ses monuments. Un photographe d'un grand talent passionné et généreux qui a su mettre en valeur sa ville natale comme le témoignent ses photos saisissantes d'une rare intensité. Il est donc désirable et fortement recommandé que ses œuvres soient reconnues et publiés ou simplement exposées.
PS: Toutes les photos attachées à ce commentaire sont celles de PEDRA, TLEMCEN.
Porte et Heurtoire de la mosquée de Sidi Abou Mediene Tlemcen.
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)
Vue générale de la ville de Tlemcen,
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)
Mosquée de Bâb Ziri Tlemcen, (Bab Zir en 1830
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)
Mosquée de Sidi Abou Mediene Tlemcen,
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)
Cascades d'AL Ouerit, Tlemcen
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)
Photos récente (meme prise des cascades d'Al Ourit
prise en période de neige (Février 2015)
Mosquée de Sidi Lahcen Tlemcen,
Par Joseph Augustin Pedra, premier photographe de la ville (XIXe)
Libellés :
Extraits de livres,
Légendes,
Mosquées,
Occupation,
Patrimoine architectural,
Personnages,
Pieds Noirs,
Tableaux,
Tlemcen dans le monde,
Tlemcen vue par les orientalistes
lundi 25 août 2014
Béni snous
La région de Béni snous se situe à 35 km à l’ouest de la ville de Tlemcen et s’étend d’Est en Ouest sur 40 km jusqu’à la frontière marocaine. C’est une région très montagneuse .Béni Snous est une région très ancienne, ses racines typiquement berbères sont encore vivaces aujourd’hui où la langue amazighe est encore parlée dans certains villages comme Sidi Yahya El Kef (dialecte zenatiya) et Béni Achire ainsi que Béni Bousaïd (dialecte chleuh). C’est au Kef et à Khémis que le sociologue Edmond Destaing a mené une série d’études anthropologique entre 1900 et 1907 dont il édita quelques essais sur les rites culturels locaux ainsi qu’un dictionnaire français-berbère sur la langue amazighe des Ath snous (Béni Snous). En 1984, la commune de Beni Snous est constituée à partir des localités suivantes :
- Khemis, Menzel, Béni Hammou (chef-lieu), Ouled Moussa, Ouled Arbi
- Béni Achir, Mzoughen Aimani,Sidi Larbi, Mazer, Ouled Bouchama,
- Béni Zidaz, Gasba
.
- Khemis, Menzel, Béni Hammou (chef-lieu), Ouled Moussa, Ouled Arbi
- Béni Achir, Mzoughen Aimani,Sidi Larbi, Mazer, Ouled Bouchama,
- Béni Zidaz, Gasba
.
mercredi 19 mars 2014
Rue de Tlemcen" au Village de Détrie à Sidi Bel Abbes
A quelques kilomètres de Sidi-Bel-Abbes, sur la rive de l'oued Mekerra se trouve un territoire, Tessala, dont le Djebel invitait souvent la neige en hivers. Ce territoire est peuplé en 1839 par la tribu des Ouled Evohim.
- En novembre 1848 le colon organisent huit villages agricoles recevant chacun 100 familles européennes. Le village est relié par de bons sentiers aux villages voisins Ouled Sidi Brahim (Prudon) et Sidi-Khaled (Palissy) et se trouve sur la route de Sidi-Bel-Abbès à Tlemcen.
Le nouveau visage de Sidi-Lahssen se présente alors comme un quadrilatère de 300 m de long sur 260 de large avec 5 rues orientées nord-sud coupées à angle droit par la route de Sidi-Bel-Abbès. Au centre la place, avec l'Église, la Mairie et l'école.
Deux moulins seront construits et un pont en pierre de taille sur l'oued Mekerra supportant l'axe routier dit "route d'Oran ".
- A partir de 1859 arrivent des émigrants espagnols, suivis en 1872 par des Français.
Détrie devient commune en 1874 et 3 ans plus tard, le chemin de fer arrive à Sidi-Bel-Abbès et à la gare de Sidi-Lahssen qui prolonge une voie ferrée reliant Sainte-Barbe du Tlélat à Sidi-Bel-Abbès, longue de 52 km et qui est ensuite rachetée par le réseau ouest Algérien puis par la Compagnie P.L.M., dont le réseau est repris à l'amiable par la C.E.A.E. L'église de Sidi-Lahssen a été construite entre les années 1860 et 1865.
Par un décret du 17 mai 1906, Sidi Lahssen prend le nom de Détrie en hommage au Général Paul, Alexandre Détrie "1828-1899", commandant en 1869 du 2e régiment de zouaves à Oran puis en 1884 de la Province d'Oran.
A Sidi-Lahssen devenu Détrie, on a vu naître des réverbères pour l'éclairage du village, la reconstruction de la nouvelle mairie, une Salle des Fêtes, le carrelage de la place de l'Église, la construction d'une école-annexe de filles, une horlogerie-bijouterie rue Catinat,...
jeudi 5 septembre 2013
Les Marabouts de tlemcen
Lalla Kheira
Lalla Maghnia
Lalla Setti, fille de Abd al Qadir al-Jilani
Ouled Sidi Ali Belhadj
Ouled Sidi Ben Aamar
Sidi Abdellah
Sidi Abou Abdillah Mohamed Ben'Ahmed Ben'Msayeb, fodateur des musiques arabo-andalouses
Sidi Abdellah Benali D'El-ba'al
Sidi Abdelli
Sidi Abi Zakaria Yahia Ibn Youghen, émir de Tlemcen
Sidi Choaïb Abou Madyane El Andaloussi dit Sidi Bu Mediene, saint patron de Tlemcen
Sidi Abou Ishaq Tayar
Sidi Addiche
Sidi Ahmed
Sidi Ali Binnabi Omar
Sidi Ali Essebagh
Sidi Amar
Siti Attar
Sidi Aziz
Sidi Bahamou El Ghrib
Sidi Bakhti
Sidi Belhadj
Sidi Bellil
Sidi Ben Aamar
Sii Ben Ali
Sidi Ben Aouda Borsali
Sidi Bou Abdellah
Sidi Bou Chakour
Sidi Bou Jemaa
Sidi Bou Jrar
Sidi Bou Letbag
Sidi Bou Richa
Sidi Bou Remana Bou Letbak
Sidi Chaker
Sidi Cherif
Sidi Daoudi Ibn Nacer
Sidi El Eubbad
Sidi El Gourariau
Sidi El Hadj Mohammed Ben Yelles
Sidi El Haloui
Sidi El Hmalil
Sidi El Imam
Sidi EL Kissi
Sidi El Mazouni
Sidi El Mokhfi
Sidi El Mrisli
Sidi Djaberen Mohamed El Masmoudy dit Sidi Brahim
Sidi H'medb
Sidi Ibrahim
Sidi Lahcene, le plus important des Sebaa Chioukh ( ensemble de 7 sages)
Sidi Maamar Ben Aliya
Sidi Mansour
Sidi Med Ben Ali
Sidi Messaoud Esserhani
Sidi Mhamed El Wacini
Sidi Mhamed Bou Rzine
Sidi Mohamed Bou Terfassa
Sidi Mohamed Cherif
Sidi Mohamed Ben Daoud
Sidi Mohamed El Borzini
Sidi Mohamed Latroche Ould Sidi Yahia
Sidi Moussa
Sidi Mimoun
Sidi Missabih
Sidi Ben Sahla
Sidi Saïd
Sidi Senoussi
Sidi Slimane
Sidi Soltane
Sidi Tahar El Bahri
Sidi Toumi
Sidi Wahab
Sidi Yacoub
Sidi Yahia Ben Sfia
mardi 6 août 2013
Mosquée "Abou El-Hassan Et-Tenessi"
Connue par les tlemceniens surtout par "Le Musée", ou plus récemment, depuis qu'il existe plusieurs musée à Tlemcen, par "la Mosquée Sidi Bel-Lahcen", la mosquée "Abou El-Hassan Et-Tenessi", le plus populaire monument de Tlemcen qui se trouve à 100m à l'Ouest de la Grande mosquée et qui a aujourd'hui le titre de Musée:
La Medersa (École), à Tlemcen -Dessin de P.Sellier
d'après une photographie de M.Podra
d'après une photographie de M.Podra
Pour la date de réalisation de la mosquée, on se réfère à 2 datations visibles sur 2 inscriptions:
- a): Gravée en caractères islamiques andalous sur une plaque commémorative de couleur verte visible sur la paroi Ouest et traduite par Brosselard, et dont l'essentiel rapporte en plus du Satut de "Hbousse" de l'édifice, la mention: Construite en 696H/1296, pour l"émir "Abou Amer Ibrahim", fils ainé du Sultan "Abou-Yahiya Yaghmouracen Ben Zeiyane" (fondateur de la dynastie Abdalwadide, après son décès).
Kiosque "Zellam" construit à la place d'un platane et qui
cache la façade principale (Est) de la "Mosquée Sidi Bel-Lahcen"
Amine et Hadjer Benachenhou qui posent devant le Musée
("Mosquée Sidi Bel-Lahcen") par une froide journée d'hivers 2014
Amine et Hadjer Benachenhou qui posent devant le Musée
("Mosquée Sidi Bel-Lahcen") par une froide journée d'hivers 2014
L’inscription mentionne aussi que comme Hbousse, il y avait non seulement l'édifice même, mais aussi 14 magasins situé sur la Qibla ( le sens de la Mecque), 6 autres magasins en face, une Mesria et 2 maisons destinées, l'une pour l'Imam et l'autre pour le Mouaddine.
Vue aérienne de la "Mosquée Sidi Bel-Lahcen"
pendant la restauration de 2011
-b): Une inscription en Coufique sur 2 supports en platre sculptés sur les 2 cotés du Mihrab reproduisant les mêmes renseignements.
"Mosquée Sidi Bel-Lahcen" au delà du Monument dédié au
"Général Cavaignac" sur la Place d'Alger
Carte Postale numérotée "16" et intitulée " Tlemcen - Place d'Alger et le Musée"
Cette mosquée construite donc au début du règne du Sultan Abou Said Ottman (1283-1303) de la dynastie Abdalwadide avait reçu le nom d'un homme de science et vertueux de l'époque: "Abdou Al-Hassan Ben Yakhlaf Tenessi", venu de la ville de Ténès pour enseigner dans cette mosquée et qui vécu à Tlemcen pendant le règne du Sultan Abou Said Ottman. Au meme moment, c'est le frère d'Abou Al-Hassan, Ibrahim Abou Ishak Tenessi qui enseignait à 100m de là, dans la grande mosquée et qui avait attiré comme public, Yaghmouracen en personne.
Le nombres de mosquées existant à Tlemcen en 1846 s'élevait à
plus de 61 et une campagne de destruction coloniale n'avait laissé
la vie sauve qu'à seulement une dizaines.
(Photographie de M.Podra qui avait inspiré un dessin
fait par P.Sellier "1ère photo")
leur destruction par le colonialisme français.
La porte d’Oran était juste a coté avant que les français ne la déplace
(Photographie de M.Podra qui avait inspiré un dessin
fait par P.Sellier "1ère photo")
Les gardiens de La mosquée-musée de Sidi Bel Lahcen ou musée de Abou El Hassan El-Tenessi de Tlemcen affirement détenir en son sein, les plus anciens manuscrits datant de l’époque allant de 1151H/ 1738 ainsi que l’ancien Coran du scripteur Salah fils d’Ali ben Mohamed ben Khanouf qui date de 1333H et l’ancien Coran du scripteur El Maki Ibn Ali El-Kostantini qui date, lui aussi, de 1333H, des versions uniques au monde, parmi le million de manuscrits des bibliothèques du monde.
la mosquée avec ses remparts a gauche et a droite avantleur destruction par le colonialisme français.
La porte d’Oran était juste a coté avant que les français ne la déplace
Dédié initialement à l'apprentissage du Coran sur des tablettes, cette mosquée fut par la suite, et après que la population française soit contre sa destruction, une étable, puis un musée.
Des fouilles entrepris lors de sa restauration en 2011
semblent avoir été très prolifiques
Inscription à :
Articles (Atom)




























